[{"data":1,"prerenderedAt":29},["ShallowReactive",2],{"hreflang:/zoom/p2ch4z1-la-guerre-des-cimbres-et-des-teutons":3,"zoom:p2ch4z1-la-guerre-des-cimbres-et-des-teutons:fr":7},{"fr":4,"en":5,"es":6},"/zoom/p2ch4z1-la-guerre-des-cimbres-et-des-teutons","/en/zoom/p2ch4z1-the-war-of-the-cimbri-and-the-teutones","/es/zoom/p2ch4z1-la-guerra-de-los-cimbrios-y-los-teutones",{"period":8,"chapter":19,"zoom":22},{"id":9,"title":10,"titleEn":11,"titleEs":12,"range":13,"rangeEn":14,"rangeEs":15,"covers":16},"p2","L’Antiquité","Antiquity","Antigüedad","≈ –600 à –51 av. J.-C.","≈ 600 BC → 51 BC","≈ 600 a. C. → 51 a. 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Ces deux épisodes ne sont que le cœur d’un conflit bien plus long, ouvert dès -113, qui manque de renverser la République romaine avant de se refermer par une réforme militaire aux conséquences durables — et qui éclaire, au passage, l’identité des Tigurins déjà croisés en section IV.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🌊 Une errance venue du nord\u003C/h2>\n\u003Cp>Les \u003Cstrong>Cimbres\u003C/strong> et les \u003Cstrong>Teutons\u003C/strong>, peuples originaires de la péninsule du Jutland, se mettent en mouvement vers \u003Cstrong>-120\u003C/strong>, poussés selon la tradition antique par une inondation ayant submergé leurs terres. Leur migration les conduit d’abord au contact du monde celtique et romain en \u003Cstrong>-113\u003C/strong>, à \u003Cstrong>Norée\u003C/strong>, dans le Norique (actuelle Autriche) : le consul \u003Cstrong>Gnaeus Papirius Carbo\u003C/strong>, après leur avoir d’abord proposé son amitié, tente de les prendre en embuscade ; le piège échoue et l’armée romaine est mise en déroute, sauvée d’un anéantissement total par un orage providentiel qui interrompt le combat. Le peuple gaulois des \u003Cstrong>Tigurins\u003C/strong>, déjà croisé dans ce chapitre pour leur défaite de -107 face à César près de la Saône, appartient à cette même coalition migratoire : leur victoire sur le consul \u003Cstrong>Cassius Longinus\u003C/strong>, qui contraint les survivants romains à passer sous le joug, s’inscrit dans cette longue errance commune aux Cimbres, aux Teutons et à leurs alliés gaulois.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🐎 Une réforme née de la panique\u003C/h2>\n\u003Cp>Après le désastre d’Arausio (section I), Rome, prise de panique à l’idée d’une invasion de l’Italie elle-même, confie à \u003Cstrong>Caius Marius\u003C/strong> un commandement exceptionnel, renouvelé plusieurs années de suite en violation des usages constitutionnels ordinaires. Marius profite de cette situation pour réformer en profondeur le recrutement de la légion : jusque-là réservée aux citoyens possédant un cens minimal, elle s’ouvre désormais aux \u003Cem>prolétaires\u003C/em>, ces citoyens sans propriété jusque-là écartés du service. Équipés et payés par l’État, ces nouveaux légionnaires forment la première armée véritablement professionnelle de Rome — une armée dont la fidélité, remarquent déjà certains contemporains, va davantage au général qui la solde et la commande qu’à la République elle-même. Cette réforme, dictée par l’urgence militaire de -107, portera des conséquences que nul n’anticipe alors : elle rendra possibles, une génération plus tard, les guerres civiles entre généraux ambitieux à la tête d’armées qui leur sont personnellement dévouées.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🏆 Verceil, l’épilogue et ses fantômes\u003C/h2>\n\u003Cp>Une fois les Teutons anéantis à Aquae Sextiae — leur roi \u003Cstrong>Teutobod\u003C/strong> capturé, vraisemblablement exhibé lors d’un triomphe à Rome avant d’y être rituellement exécuté —, Marius rejoint en Italie du Nord l’armée de son collègue \u003Cstrong>Quintus Lutatius Catulus\u003C/strong> pour affronter les Cimbres. La bataille se déroule le \u003Cstrong>30 juillet -101\u003C/strong> aux Champs Raudiens, près de \u003Cstrong>Verceil\u003C/strong> : le roi cimbre \u003Cstrong>Boiorix\u003C/strong>, qui aurait lui-même proposé à Marius le choix du lieu et de la date de l’affrontement, combat vaillamment au premier rang avant d’y trouver la mort. Les pertes cimbres, chiffrées par les sources antiques à plusieurs centaines de milliers de guerriers, doivent être accueillies avec la même prudence que d’autres décomptes de cette ampleur déjà rencontrés dans ce récit. La victoire de Verceil met fin à seize années d’errance et de terreur : Marius, déjà consul à cinq reprises consécutives, en ressort surnommé par certains « le troisième fondateur de Rome », après Romulus et Camille.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🧠 À retenir\u003C/h2>\n\u003Cul>\n\u003Cli>La migration des Cimbres et des Teutons, commencée vers -120, provoque dès -113 une première défaite romaine à Norée, en Norique.\u003C/li>\n\u003Cli>Les Tigurins, peuple gaulois déjà croisé dans ce chapitre, appartiennent à cette même coalition migratoire ; leur victoire de -107 sur Cassius Longinus s’inscrit dans cette longue errance commune.\u003C/li>\n\u003Cli>Face à la panique suscitée par cette guerre, Marius réforme en profondeur le recrutement de la légion en l’ouvrant aux prolétaires, créant la première armée professionnelle de Rome — une réforme aux lourdes conséquences pour l’avenir de la République.\u003C/li>\n\u003Cli>La guerre s’achève le 30 juillet -101 à Verceil, où le roi cimbre Boiorix trouve la mort ; son homologue teuton Teutobod, capturé l’année précédente à Aquae Sextiae, avait déjà connu le même sort funeste après son triomphe à Rome.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n",true,false,"Le chapitre principal évoque, en section I, le désastre d’Arausio (-105) et la victoire de Marius à Aquae Sextiae (-102) contre les Teutons. 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