[{"data":1,"prerenderedAt":36},["ShallowReactive",2],{"hreflang:/zoom/p3ch1z1-le-pont-du-gard-joyau-de-laqueduc-de-nimes":3,"zoom:p3ch1z1-le-pont-du-gard-joyau-de-laqueduc-de-nimes:fr":7},{"fr":4,"en":5,"es":6},"/zoom/p3ch1z1-le-pont-du-gard-joyau-de-laqueduc-de-nimes","/en/zoom/p3ch1z1-the-pont-du-gard-jewel-of-the-nimes-aqueduct","/es/zoom/p3ch1z1-el-pont-du-gard-joya-del-acueducto-de-nimes",{"period":8,"chapter":26,"zoom":29},{"id":9,"title":10,"titleEn":11,"titleEs":12,"range":13,"rangeEn":14,"rangeEs":15,"covers":16},"p3","De –50 à la chute de Rome","From 50 BC to the Fall of Rome","De 50 a. C. a la caída de Roma","–50 → 476","50 BC → 476","50 a. C. → 476",[17,20,22,24],{"filename":18,"url":19},"Entrée_triomphale_de_Néron_à_Rome_-_G.Surand.jpg","Entree_triomphale_de_Neron_a_Rome_-_G.Surand.jpg",{"filename":21,"url":21},"Scene_in_the_Roman_Campagna_(1878),_by_Johann_Zahnd.jpg",{"filename":23,"url":23},"The_Embarkment_of_a_Roman_Queen_by_Ettore_Forti.jpg",{"filename":25,"url":25},"Triumph_of_faith_by_Eugene_Thirion.jpg",{"id":27,"title":28},"p3ch1","De la conquête de César à la Gaule romaine",{"id":30,"title":31,"chapterId":27,"html":32,"hasEn":33,"isFallback":34,"seoDescription":35},"p3ch1z1","Le Pont du Gard, joyau de l'aqueduc de Nîmes","\u003Cp>Le chapitre principal évoque, en section III, la romanisation de \u003Cstrong>Nemausus\u003C/strong> sous le règne d’Auguste. Aucun monument n’illustre mieux la capacité technique de l’administration romaine à transformer durablement le territoire gaulois que le \u003Cstrong>Pont du Gard\u003C/strong>, simple maillon — mais le plus spectaculaire — d’un aqueduc long de cinquante kilomètres.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>📏 Un défi d’ingénieur\u003C/h2>\n\u003Cp>L’aqueduc de Nîmes capte l’eau à la source d’Eure, près d’Uzès, pour l’acheminer jusqu’à la ville par simple gravité, sans aucune pompe. Sur l’ensemble de son tracé de plus de cinquante kilomètres, la dénivellation totale n’excède pas une quinzaine de mètres, imposant aux arpenteurs romains une pente moyenne inférieure à 30 centimètres par kilomètre — une précision qui suppose des relevés topographiques d’une rigueur exceptionnelle pour l’époque, réalisés sans les instruments de mesure modernes.\u003C/p>\n\u003Cp>\u003Cimg src=\"https://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/a/a1/Pont_du_Gard_004.jpg\" alt=\"Le Pont du Gard\" class=\"kb-img-contain\">\u003C/p>\n\u003Cp>\u003Cem>Légende : Le Pont du Gard, pont-aqueduc franchissant la vallée du Gardon — Marc Ryckaert, CC BY 2.5, via Wikimedia Commons\u003C/em>\u003C/p>\n\u003Cp>Le Pont du Gard permet à ce canal de franchir la vallée du Gardon. L’ouvrage superpose trois rangées d’arches : six au niveau inférieur, qui supportent l’essentiel de la charge, onze au niveau intermédiaire, et trente-cinq au sommet, où circule le canal proprement dit. Il culmine à un peu plus de quarante-huit mètres, ce qui en fait le plus haut pont-aqueduc jamais construit par Rome. Les blocs de pierre, taillés dans le calcaire local, sont assemblés sans mortier : c’est leur seul poids, associé à la précision de la taille, qui assure la stabilité de l’ensemble.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🔍 Une datation longtemps mal établie\u003C/h2>\n\u003Cp>Pendant des siècles, la tradition a attribué la construction de l’aqueduc à \u003Cstrong>Agrippa\u003C/strong>, lors de son passage en Gaule vers -19, faisant du Pont du Gard un contemporain direct des grands travaux augustéens décrits dans le chapitre principal. Cette datation a longtemps semblé cohérente avec le rôle d’aménageur que joue Agrippa par ailleurs — notamment le réseau routier rayonnant depuis Lyon.\u003C/p>\n\u003Cp>Les fouilles archéologiques modernes ont cependant révisé ce récit : les monnaies retrouvées lors des travaux, ainsi que l’étude des techniques de construction et des marques de carriers, situent plutôt l’édification de l’ouvrage au milieu du Ier siècle après J.-C., sous le règne de \u003Cstrong>Claude\u003C/strong>. Le nom d’Agrippa reste associé au projet d’aqueduc dans son principe, mais le pont que l’on visite aujourd’hui daterait donc d’une génération, voire deux, après l’époque augustéenne couverte par ce chapitre — un rappel utile de la prudence nécessaire face aux attributions traditionnelles, ici corrigées par l’archéologie plutôt que par les textes.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🧠 À retenir\u003C/h2>\n\u003Cul>\n\u003Cli>Le Pont du Gard n’est qu’un maillon d’un aqueduc de plus de cinquante kilomètres alimentant Nemausus (Nîmes) par simple gravité.\u003C/li>\n\u003Cli>L’ouvrage superpose trois niveaux d’arches (6, 11 et 35) et culmine à plus de quarante-huit mètres, sans aucun mortier.\u003C/li>\n\u003Cli>Longtemps attribué à Agrippa vers -19, il est aujourd’hui daté par l’archéologie du milieu du Ier siècle après J.-C., sous Claude.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n",true,false,"Le chapitre principal évoque, en section III, la romanisation de Nemausus sous le règne d’Auguste. 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