[{"data":1,"prerenderedAt":25},["ShallowReactive",2],{"zoom:p4ch12z1-768-771-co-regne-et-fracture-entre-freres:fr":3},{"period":4,"chapter":15,"zoom":18},{"id":5,"title":6,"titleEn":7,"titleEs":8,"range":9,"rangeEn":9,"rangeEs":9,"cover":10},"p4","Le Haut Moyen Âge","Early Middle Ages","Alta Edad Media","476 → 987",{"fileName":11,"filePageUrl":12,"imageUrl":13,"sourceLabel":14},"François Louis Dejuinne 08265 baptême de CLovis.JPG","https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Fran%C3%A7ois%20Louis%20Dejuinne%2008265%20bapt%C3%AAme%20de%20CLovis.JPG","/assets/p4-haut-moyen-age-cover.png","Wikimedia Commons",{"id":16,"title":17},"p4ch12","Charlemagne : hériter, conquérir, changer d’échelle (768–814)",{"id":19,"title":20,"chapterId":16,"html":21,"hasEn":22,"isFallback":23,"seoDescription":24},"p4ch12z1","768–771 : co‑règne et fracture entre frères","\u003Cp>Quand Pépin le Bref meurt en \u003Cstrong>768\u003C/strong>, ses deux fils deviennent rois : \u003Cstrong>Charles\u003C/strong> et \u003Cstrong>Carloman\u003C/strong>. Ce co‑règne est conforme aux usages francs, mais il crée une tension structurelle : deux cours, deux clientèles, deux logiques.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>⚖️ Un partage qui n’efface pas la rivalité\u003C/h2>\n\u003Cp>Avant sa mort, Pépin a prévu un \u003Cstrong>partage\u003C/strong> du royaume. Il ne découpe pas l’espace en deux ensembles simples : les territoires se répartissent de manière complexe. Les domaines de Charles forment plutôt un arc occidental, tandis que ceux de Carloman se concentrent davantage vers l’est ; l’\u003Cstrong>Austrasie\u003C/strong>, la \u003Cstrong>Neustrie\u003C/strong> et l’\u003Cstrong>Aquitaine\u003C/strong> se retrouvent partagées.\u003C/p>\n\u003Cp>Le \u003Cstrong>9 octobre 768\u003C/strong>, chacun se fait proclamer roi par ses fidèles : Charles à \u003Cstrong>Noyon\u003C/strong>, Carloman à \u003Cstrong>Soissons\u003C/strong>. Le co‑règne commence donc sous le signe d’une légitimité double, mais séparée.\u003C/p>\n\u003Cp>Le problème n’est pas seulement territorial. Il est politique :\u003C/p>\n\u003Cul>\n\u003Cli>chaque frère doit consolider ses soutiens ;\u003C/li>\n\u003Cli>chaque décision commune peut devenir un test de force ;\u003C/li>\n\u003Cli>l’unité du royaume dépend d’un équilibre fragile.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🧭 769–771 : Aquitaine et “question lombarde”\u003C/h2>\n\u003Cp>Dans les premières années, Charles est absorbé par les affaires d’\u003Cstrong>Aquitaine\u003C/strong>, qu’il règle sans l’aide de Carloman. Puis, les années \u003Cstrong>769–771\u003C/strong> sont marquées par des calculs d’alliances, notamment autour des \u003Cstrong>Lombards\u003C/strong> et de projets matrimoniaux, qui compliquent la coopération entre frères.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🧠 771 : l’unification du pouvoir\u003C/h2>\n\u003Cp>En \u003Cstrong>771\u003C/strong>, Carloman meurt brusquement au palais carolingien de \u003Cstrong>Samoussy\u003C/strong>, près de \u003Cstrong>Laon\u003C/strong>. Charles s’empare alors de l’ensemble du royaume de son frère et écarte les droits de ses neveux. La veuve de Carloman, \u003Cstrong>Gerberge\u003C/strong>, se réfugie en Italie auprès du roi des Lombards avec ses fils et quelques partisans.\u003C/p>\n\u003Cp>Ce moment est décisif : il rend possible une stratégie cohérente et continue, sans négociation permanente entre frères.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🧠 À retenir\u003C/h2>\n\u003Cul>\n\u003Cli>768–771 est une phase d’incertitude : deux rois, une dynastie.\u003C/li>\n\u003Cli>771 permet l’unification de la décision politique autour de Charles.\u003C/li>\n\u003Cli>L’“échelle Charlemagne” devient possible quand le pouvoir devient unifié.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n",true,false,"Quand Pépin le Bref meurt en 768 , ses deux fils deviennent rois : Charles et Carloman . Ce co‑règne est conforme aux usages francs, mais il crée une tension",1778543084705]