[{"data":1,"prerenderedAt":25},["ShallowReactive",2],{"zoom:p4ch23z3-978-aix-la-chapelle-et-le-siege-de-paris:fr":3},{"period":4,"chapter":15,"zoom":18},{"id":5,"title":6,"titleEn":7,"titleEs":8,"range":9,"rangeEn":9,"rangeEs":9,"cover":10},"p4","Le Haut Moyen Âge","Early Middle Ages","Alta Edad Media","476 → 987",{"fileName":11,"filePageUrl":12,"imageUrl":13,"sourceLabel":14},"François Louis Dejuinne 08265 baptême de CLovis.JPG","https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Fran%C3%A7ois%20Louis%20Dejuinne%2008265%20bapt%C3%AAme%20de%20CLovis.JPG","/assets/p4-haut-moyen-age-cover.png","Wikimedia Commons",{"id":16,"title":17},"p4ch23","Lothaire et Louis V : la fin des Carolingiens (954–987)",{"id":19,"title":20,"chapterId":16,"html":21,"hasEn":22,"isFallback":23,"seoDescription":24},"p4ch23z3","978 : Aix‑la‑Chapelle et le siège de Paris","\u003Cp>En \u003Cstrong>978\u003C/strong>, Lothaire tente de renverser l’équilibre : une expédition vers \u003Cstrong>Aix‑la‑Chapelle\u003C/strong> vise à frapper l’Empire au symbole, et à relancer la question lotharingienne.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🧭 Une offensive “carolingienne”\u003C/h2>\n\u003Cp>Aix‑la‑Chapelle n’est pas une ville comme les autres : elle incarne la mémoire impériale. Au mois d’\u003Cstrong>août 978\u003C/strong>, Lothaire mène l’expédition avec \u003Cstrong>Henri de Bourgogne\u003C/strong> et \u003Cstrong>Hugues Capet\u003C/strong>. Il s’empare de la ville, mais ne peut ni capturer \u003Cstrong>Otton II\u003C/strong> ni mettre la main sur \u003Cstrong>Charles\u003C/strong>. Après plusieurs jours de pillage autour du palais, l’armée se retire.\u003C/p>\n\u003Cp>Les chroniqueurs soulignent un geste hautement symbolique : l’\u003Cstrong>aigle de bronze\u003C/strong> au sommet du palais est réorienté “vers l’est”, comme pour renvoyer la menace au pays saxon.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🛡️ La riposte d’Otton II : pression sur le cœur du royaume\u003C/h2>\n\u003Cp>En \u003Cstrong>octobre 978\u003C/strong>, \u003Cstrong>Otton II\u003C/strong>, accompagné de \u003Cstrong>Charles\u003C/strong>, envahit le royaume et ravage les régions de \u003Cstrong>Reims\u003C/strong>, \u003Cstrong>Soissons\u003C/strong> et \u003Cstrong>Laon\u003C/strong>. Le coup est politique : à \u003Cstrong>Laon\u003C/strong>, Charles est proclamé roi par un évêque acquis au camp impérial. Lothaire doit fuir, tandis que l’ennemi marche vers \u003Cstrong>Paris\u003C/strong>.\u003C/p>\n\u003Cp>La défense repose alors sur une coalition : l’armée d’\u003Cstrong>Hugues Capet\u003C/strong> tient la ville. Le \u003Cstrong>30 novembre 978\u003C/strong>, incapables de prendre Paris, Otton et Charles lèvent le siège et battent en retraite. L’ost royal les poursuit, reprend \u003Cstrong>Laon\u003C/strong>, et contraint l’empereur à se replier vers l’Est, en emmenant avec lui le roi “imposé” qu’il n’a pas réussi à installer durablement.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🧠 À retenir\u003C/h2>\n\u003Cul>\n\u003Cli>978 est un duel de symboles : Aix‑la‑Chapelle, puis Paris.\u003C/li>\n\u003Cli>La guerre est aussi une guerre de légitimité : proclamer un roi rival, c’est attaquer l’État.\u003C/li>\n\u003Cli>La défense de Paris fait d’Hugues Capet un pilier incontournable.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n",true,false,"En 978 , Lothaire tente de renverser l’équilibre : une expédition vers Aix‑la‑Chapelle vise à frapper l’Empire au symbole, et à relancer la question",1778543092084]