[{"data":1,"prerenderedAt":25},["ShallowReactive",2],{"zoom:p4ch23z7-983-986-verdun-ardennes-et-tentative-lotharingienne:fr":3},{"period":4,"chapter":15,"zoom":18},{"id":5,"title":6,"titleEn":7,"titleEs":8,"range":9,"rangeEn":9,"rangeEs":9,"cover":10},"p4","Le Haut Moyen Âge","Early Middle Ages","Alta Edad Media","476 → 987",{"fileName":11,"filePageUrl":12,"imageUrl":13,"sourceLabel":14},"François Louis Dejuinne 08265 baptême de CLovis.JPG","https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Fran%C3%A7ois%20Louis%20Dejuinne%2008265%20bapt%C3%AAme%20de%20CLovis.JPG","/assets/p4-haut-moyen-age-cover.png","Wikimedia Commons",{"id":16,"title":17},"p4ch23","Lothaire et Louis V : la fin des Carolingiens (954–987)",{"id":19,"title":20,"chapterId":16,"html":21,"hasEn":22,"isFallback":23,"seoDescription":24},"p4ch23z7","983–986 : Verdun, Ardennes et tentative lotharingienne","\u003Cp>Après 978, la \u003Cstrong>Lotharingie\u003C/strong> redevient l’horizon du règne. La crise de succession ottonienne (983) ouvre une fenêtre, mais elle se referme vite, laissant Lothaire engagé dans une lutte diplomatique et militaire qui finit par opposer le roi aux réseaux lotharingiens.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>👑 983–984 : une opportunité après la mort d’Otton II\u003C/h2>\n\u003Cp>En \u003Cstrong>983\u003C/strong>, la mort d’\u003Cstrong>Otton II\u003C/strong> laisse l’Empire à \u003Cstrong>Otton III\u003C/strong>, encore enfant. Le duc de Bavière \u003Cstrong>Henri le Querelleur\u003C/strong> tente d’imposer sa tutelle. Des acteurs lotharingiens, dont \u003Cstrong>Adalbéron de Reims\u003C/strong>, cherchent à préserver Otton III et l’impératrice \u003Cstrong>Théophano\u003C/strong> : ils poussent Lothaire à soutenir le “bon” camp, en lui laissant espérer une récupération de la Lotharingie.\u003C/p>\n\u003Cp>Lothaire revendique alors un rôle de tuteur et la garde de la Lotharingie. Il obtient des hommages de grands lotharingiens, dont \u003Cstrong>Godefroy de Verdun\u003C/strong> (maison d’Ardenne), et se réconcilie avec son frère \u003Cstrong>Charles\u003C/strong>, qui espère aussi bénéficier de la crise en Haute‑Lotharingie.\u003C/p>\n\u003Cp>Mais l’échec rapide d’Henri le Querelleur fait retomber le projet : la paix conclue à \u003Cstrong>Worms (984)\u003C/strong> consacre le recul carolingien et renforce la mainmise de la maison d’Ardenne sur la Lotharingie.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>⚔️ 985 : Verdun et la capture des grands lorrains\u003C/h2>\n\u003Cp>Lothaire tente une revanche. Après une alliance défaillante avec Henri le Querelleur, il choisit l’action directe. \u003Cstrong>Hugues Capet\u003C/strong> refuse de s’engager contre sa parenté lotharingienne, mais le roi obtient l’appui de puissants comtes du royaume.\u003C/p>\n\u003Cp>Au début de \u003Cstrong>985\u003C/strong>, l’armée royale envahit le duché, assiège \u003Cstrong>Verdun\u003C/strong> et s’en empare en \u003Cstrong>mars\u003C/strong>. Des prisonniers de haut rang sont capturés, dont \u003Cstrong>Godefroy\u003C/strong>, des membres de sa maison, et le duc \u003Cstrong>Thierry\u003C/strong> de Haute‑Lotharingie.\u003C/p>\n\u003Cp>De retour à \u003Cstrong>Laon\u003C/strong>, Lothaire impose à l’archevêque de Reims des obligations lourdes : entretenir une garnison à Verdun et écrire aux grands archevêques de l’Empire pour afficher sa fidélité au roi carolingien. La conquête de Verdun devient un instrument de domination politique autant qu’un succès militaire.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>⛪ 985 : conflit ouvert avec la maison d’Ardenne\u003C/h2>\n\u003Cp>La rupture survient lorsque Lothaire soupçonne \u003Cstrong>Adalbéron de Reims\u003C/strong> de double jeu. Refus d’obéir, prétextes logistiques, rivalités sur l’évêché de Verdun : le roi tente de traduire l’archevêque en justice en convoquant une assemblée à \u003Cstrong>Compiègne (11 mai 985)\u003C/strong>.\u003C/p>\n\u003Cp>Hugues Capet intervient avec ses hommes et disperse l’assemblée. Lothaire ne peut ouvrir un second front : il relâche une partie des prisonniers lorrains et cherche un compromis, sans renoncer à son objectif lotharingien.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>⚰️ Début 986 : nouveaux projets, mort subite\u003C/h2>\n\u003Cp>Au début de \u003Cstrong>986\u003C/strong>, Lothaire envisage encore d’attaquer des villes d’Empire, comme \u003Cstrong>Cambrai\u003C/strong> ou \u003Cstrong>Liège\u003C/strong>, puis meurt subitement à \u003Cstrong>Laon\u003C/strong> le \u003Cstrong>2 mars 986\u003C/strong>. Son activité finale montre un règne tendu vers l’Est : diplomatie, sièges, captures et pression sur l’Église.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🧠 À retenir\u003C/h2>\n\u003Cul>\n\u003Cli>983–984 : la minorité d’Otton III ouvre une fenêtre lotharingienne vite refermée.\u003C/li>\n\u003Cli>985 : Verdun est conquis, et l’enjeu devient aussi ecclésiastique (Reims/Ardenne).\u003C/li>\n\u003Cli>Compiègne (mai 985) révèle la puissance d’arbitrage d’Hugues Capet.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n",true,false,"Après 978, la Lotharingie redevient l’horizon du règne. La crise de succession ottonienne (983) ouvre une fenêtre, mais elle se referme vite, laissant Lothaire",1778543092209]