[{"data":1,"prerenderedAt":26},["ShallowReactive",2],{"zoom:p5ch11z8-monnaie-et-faux-monnayeur-mutations-et-agnel-dor-1306-1311:fr":3},{"period":4,"chapter":16,"zoom":19},{"id":5,"title":6,"titleEn":7,"titleEs":8,"coverArtworkId":9,"range":10,"rangeEn":10,"rangeEs":10,"cover":11},"p5","Le Moyen Âge classique","High Middle Ages","Plena Edad Media","hannibal-alpes","987 → 1453",{"fileName":12,"filePageUrl":13,"imageUrl":14,"sourceLabel":15},"Facade-notre-dame-paris-ciel-bleu.JPG","https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Facade-notre-dame-paris-ciel-bleu.JPG","/assets/p5-moyen-age-classique-cover.png","Wikimedia Commons",{"id":17,"title":18},"p5ch11","Philippe IV le Bel : État, fiscalité et choc avec la papauté (1285–1314)",{"id":20,"title":21,"chapterId":17,"html":22,"hasEn":23,"isFallback":24,"seoDescription":25},"p5ch11z8","Monnaie et “faux‑monnayeur” : mutations et agnel d’or (1306–1311)","\u003Cp>Le règne de Philippe IV est un moment de crise monétaire. Le roi et ses conseillers multiplient les émissions, modifient les équilibres entre argent, billon et or, et cherchent à financer l’État sans disposer d’une réserve illimitée de métal précieux.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>📉 Dévaluations, réévaluations, colère sociale\u003C/h2>\n\u003Cp>Au début du XIVe siècle, les “mutations” se succèdent : on dévalue puis on réévalue, ce qui nourrit un sentiment d’incohérence. Pour l’opinion, toucher au poids ou au titre des pièces ressemble à une fraude : d’où l’accusation de “faux‑monnayeur”.\u003C/p>\n\u003Cp>Les conséquences sont concrètes :\u003C/p>\n\u003Cul>\n\u003Cli>inflation et pertes de revenus fixes (noblesse, bourgeoisie, clergé) ;\u003C/li>\n\u003Cli>émeutes urbaines ;\u003C/li>\n\u003Cli>ligues de grands qui exigent le retour à une “bonne monnaie”, souvent associée à celle de Saint Louis.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🏦 Crises de crédit et acteurs financiers\u003C/h2>\n\u003Cp>Les tensions monétaires se combinent à des tensions de crédit : spéculation, concurrence de monnaies seigneuriales, et rôle de réseaux financiers (changeurs, banquiers italiens). Le pouvoir alterne contrôle, contraintes et expulsions, pour récupérer des marges de manœuvre fiscales et politiques.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🥇 1311 : un retour durable de l’or\u003C/h2>\n\u003Cp>Dans ce contexte, l’apparition durable d’émissions d’or marque un tournant. En \u003Cstrong>1311\u003C/strong>, Philippe IV lance un “mouton d’or” (agnel) : l’or devient un instrument essentiel du système monétaire. Cette innovation s’inscrit dans une longue durée, même si les crises du règne montrent qu’une monnaie ne se stabilise pas seulement par décret.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🧠 À retenir\u003C/h2>\n\u003Cul>\n\u003Cli>La monnaie est un outil de souveraineté et de financement, mais aussi un risque politique.\u003C/li>\n\u003Cli>Les mutations monétaires fragilisent la confiance et peuvent déclencher des crises sociales.\u003C/li>\n\u003Cli>L’or s’installe durablement dans le monnayage à la fin du règne.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n",true,false,"Le règne de Philippe IV est un moment de crise monétaire. Le roi et ses conseillers multiplient les émissions, modifient les équilibres entre argent, billon et",1778543103394]