[{"data":1,"prerenderedAt":26},["ShallowReactive",2],{"zoom:p5ch16z11-1351-ordonnances-sur-les-metiers-parisiens-et-reformes-militaires:fr":3},{"period":4,"chapter":16,"zoom":19},{"id":5,"title":6,"titleEn":7,"titleEs":8,"coverArtworkId":9,"range":10,"rangeEn":10,"rangeEs":10,"cover":11},"p5","Le Moyen Âge classique","High Middle Ages","Plena Edad Media","hannibal-alpes","987 → 1453",{"fileName":12,"filePageUrl":13,"imageUrl":14,"sourceLabel":15},"Facade-notre-dame-paris-ciel-bleu.JPG","https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Facade-notre-dame-paris-ciel-bleu.JPG","/assets/p5-moyen-age-classique-cover.png","Wikimedia Commons",{"id":17,"title":18},"p5ch16","Jean II le Bon : captivité, crise intérieure et traité de Brétigny (1350–1364)",{"id":20,"title":21,"chapterId":17,"html":22,"hasEn":23,"isFallback":24,"seoDescription":25},"p5ch16z11","1351 : ordonnances sur les métiers parisiens et réformes militaires","\u003Cp>Au début du règne, Jean II tente de reprendre la main sur deux leviers essentiels : l’économie urbaine (prix, salaires, travail) et l’armée (discipline, paiement, encadrement). La guerre et la peste ont fragilisé l’ordre social ; gouverner, c’est aussi réguler.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🏙️ 30 janvier 1351 : métiers, salaires et contrôle social\u003C/h2>\n\u003Cp>La peste a réduit la main‑d’œuvre et déstabilisé les prix. Le \u003Cstrong>30 janvier 1351\u003C/strong>, une ordonnance cherche à contenir les effets de cette tension :\u003C/p>\n\u003Cul>\n\u003Cli>encadrement des prix et des salaires ;\u003C/li>\n\u003Cli>limitation du vagabondage et de la mendicité, perçus comme aggravant la pénurie de travail ;\u003C/li>\n\u003Cli>mesures sur l’organisation du travail à Paris, avec un effet de concurrence plus forte entre artisans.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n\u003Cp>Ces politiques visent à stabiliser, mais elles touchent directement aux équilibres sociaux et nourrissent aussi des résistances.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🛡️ Avril 1351 : ordonnances militaires\u003C/h2>\n\u003Cp>En \u003Cstrong>avril 1351\u003C/strong>, Jean II promulgue des ordonnances pour améliorer l’organisation et la discipline d’une armée affaiblie par les revers :\u003C/p>\n\u003Cul>\n\u003Cli>renforcer l’autorité du commandement royal ;\u003C/li>\n\u003Cli>organiser les hommes en compagnies sous capitaines responsables ;\u003C/li>\n\u003Cli>instaurer la “montre” (revue) pour contrôler effectifs et équipement ;\u003C/li>\n\u003Cli>encadrer les soldes et réduire fraudes et indiscipline.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n\u003Cp>Ces textes témoignent d’une volonté de passer d’une mobilisation féodale fragmentée vers un dispositif plus cohérent, mieux contrôlé par la couronne.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>⚠️ Une mise en œuvre incomplète\u003C/h2>\n\u003Cp>La résistance de la noblesse et les divisions politiques limitent l’application des ordonnances. Une partie des grands, sensibles à leur autonomie et à leurs droits de commandement, rechigne à servir sous une surveillance royale plus stricte ou à combattre dans des cadres où la hiérarchie est encadrée. Dans les faits, certains capitaines appliquent les règles, d’autres les ignorent.\u003C/p>\n\u003Cp>Les contraintes financières aggravent cette difficulté : sans soldes régulières, le contrôle de la discipline et la fidélisation des troupes deviennent plus difficiles, et l’État retombe souvent sur des levées et des arrangements.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🏹 Un lien avec Poitiers\u003C/h2>\n\u003Cp>En \u003Cstrong>1356\u003C/strong>, la défaite de Poitiers met en évidence ces fragilités : commandement disputé, discipline tactique inégale, cohésion imparfaite et difficulté à imposer une conduite de bataille coordonnée face à une armée anglaise plus cohérente, adossée à ses archers et à une posture défensive.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🧠 À retenir\u003C/h2>\n\u003Cul>\n\u003Cli>1351 : l’État tente de réguler travail, prix et salaires après la peste.\u003C/li>\n\u003Cli>1351 : réforme militaire pour discipliner et contrôler l’effort de guerre.\u003C/li>\n\u003Cli>La mise en œuvre reste inégale, freinée par noblesse, factions et finances.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n",true,false,"Au début du règne, Jean II tente de reprendre la main sur deux leviers essentiels : l’économie urbaine (prix, salaires, travail) et l’armée (discipline,",1778543108997]