[{"data":1,"prerenderedAt":26},["ShallowReactive",2],{"zoom:p5ch18z2-1381-1382-fiscalite-et-revoltes-maillotins-harelle:fr":3},{"period":4,"chapter":16,"zoom":19},{"id":5,"title":6,"titleEn":7,"titleEs":8,"coverArtworkId":9,"range":10,"rangeEn":10,"rangeEs":10,"cover":11},"p5","Le Moyen Âge classique","High Middle Ages","Plena Edad Media","hannibal-alpes","987 → 1453",{"fileName":12,"filePageUrl":13,"imageUrl":14,"sourceLabel":15},"Facade-notre-dame-paris-ciel-bleu.JPG","https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Facade-notre-dame-paris-ciel-bleu.JPG","/assets/p5-moyen-age-classique-cover.png","Wikimedia Commons",{"id":17,"title":18},"p5ch18","Charles VI : minorité, folie et guerre civile (1380–1422)",{"id":20,"title":21,"chapterId":17,"html":22,"hasEn":23,"isFallback":24,"seoDescription":25},"p5ch18z2","1381–1382 : fiscalité et révoltes (Maillotins, Harelle)","\u003Cp>Le gouvernement des oncles hérite d’un État plus efficace… et donc plus capable de lever l’impôt. Mais la société reste fragile : démographie affaiblie, économies locales instables, mémoire des crises. Dans ce contexte, la fiscalité de guerre devient un déclencheur de révoltes.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🧾 L’impôt comme fracture politique\u003C/h2>\n\u003Cp>Quand les taxes augmentent ou se prolongent, la contestation n’est pas seulement économique : elle vise la légitimité de ceux qui gouvernent. Les villes peuvent s’organiser, mobiliser des métiers, et transformer un conflit fiscal en crise d’ordre public.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🏙️ Paris et Rouen : Maillotins et Harelle\u003C/h2>\n\u003Cp>En janvier \u003Cstrong>1382\u003C/strong>, le conseil rétablit d’anciens impôts et aides indirectes. La contestation s’étend rapidement en pays d’oïl. À \u003Cstrong>Rouen\u003C/strong>, la révolte de la \u003Cstrong>Harelle\u003C/strong> éclate fin février. À \u003Cstrong>Paris\u003C/strong>, le \u003Cstrong>1er mars 1382\u003C/strong>, des émeutiers dits \u003Cstrong>Maillotins\u003C/strong> pillent la capitale et s’en prennent aux collecteurs d’impôts, frappés avec des maillets de fer.\u003C/p>\n\u003Cp>La réaction est dure : la monarchie doit restaurer l’ordre, mais elle doit aussi préserver sa capacité de financement. Réprimer, punir, puis réorganiser : décapitations et pendaisons des meneurs, cérémonial de soumission des villes, et reprise en main administrative. Cette brutalité est aussi un message : le roi et le conseil veulent réaffirmer l’autorité au moment même où la minorité rend le pouvoir vulnérable.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🧠 À retenir\u003C/h2>\n\u003Cul>\n\u003Cli>L’impôt est l’un des nerfs de la guerre, mais aussi l’un des nerfs de la contestation.\u003C/li>\n\u003Cli>Les révoltes urbaines montrent que l’État renforcé reste politiquement fragile.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n",true,false,"Le gouvernement des oncles hérite d’un État plus efficace… et donc plus capable de lever l’impôt. Mais la société reste fragile : démographie affaiblie,",1778543107463]