[{"data":1,"prerenderedAt":26},["ShallowReactive",2],{"zoom:p5ch1z2-noel-987-robert-ii-associe-a-la-couronne:fr":3},{"period":4,"chapter":16,"zoom":19},{"id":5,"title":6,"titleEn":7,"titleEs":8,"coverArtworkId":9,"range":10,"rangeEn":10,"rangeEs":10,"cover":11},"p5","Le Moyen Âge classique","High Middle Ages","Plena Edad Media","hannibal-alpes","987 → 1453",{"fileName":12,"filePageUrl":13,"imageUrl":14,"sourceLabel":15},"Facade-notre-dame-paris-ciel-bleu.JPG","https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Facade-notre-dame-paris-ciel-bleu.JPG","/assets/p5-moyen-age-classique-cover.png","Wikimedia Commons",{"id":17,"title":18},"p5ch1","Hugues Capet : naissance de la dynastie capétienne (987–996)",{"id":20,"title":21,"chapterId":17,"html":22,"hasEn":23,"isFallback":24,"seoDescription":25},"p5ch1z2","Noël 987 : Robert II associé à la couronne","\u003Cp>Hugues Capet n’a pas gagné un trône héréditaire : il a gagné une élection. Pour rendre le nouveau régime durable, il doit éviter qu’à sa mort les grands ne recommencent la même opération et ne choisissent un autre roi.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🧩 Associer l’héritier : une stratégie décisive\u003C/h2>\n\u003Cp>Dès 987, Hugues veut faire sacrer son fils \u003Cstrong>Robert\u003C/strong> (le futur \u003Cstrong>Robert II le Pieux\u003C/strong>) afin d’installer une continuité. Mais l’archevêque \u003Cstrong>Adalbéron de Reims\u003C/strong>, très lié aux réseaux ottoniens, hésite : une dynastie capétienne durable serait un concurrent plus difficile à contenir qu’une alternance de familles.\u003C/p>\n\u003Cp>Hugues obtient finalement le sacre en plaidant l’urgence : il reçoit une demande d’aide du comte \u003Cstrong>Borrell II de Barcelone\u003C/strong>, après le raid d’\u003Cstrong>Al‑Mansur\u003C/strong>. S’il doit partir combattre, il lui faut un successeur déjà reconnu au cas où l’expédition tournerait mal. Adalbéron cède et Robert est sacré à \u003Cstrong>Noël 987\u003C/strong>, âgé d’environ quinze ans.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>⚖️ Rex designatus : un “roi désigné” qui gouverne déjà\u003C/h2>\n\u003Cp>Associé à la couronne (rex designatus), Robert assiste son père :\u003C/p>\n\u003Cul>\n\u003Cli>sur le plan militaire, lors de la crise de \u003Cstrong>Laon (988–991)\u003C/strong> ;\u003C/li>\n\u003Cli>sur le plan religieux, grâce à une formation solide, notamment à \u003Cstrong>Reims\u003C/strong> auprès de \u003Cstrong>Gerbert d’Aurillac\u003C/strong>.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n\u003Cp>Robert préside ou dirige des assemblées ecclésiastiques au cours des années 990, comme à \u003Cstrong>Verzy (991)\u003C/strong> ou à \u003Cstrong>Chelles (994)\u003C/strong>, ce qui renforce l’image d’une royauté protectrice de l’Église. À l’inverse, Hugues est souvent présenté comme peu lettré, gouvernant davantage en langue romane qu’en latin savant.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>💍 Un mariage politique vite contesté\u003C/h2>\n\u003Cp>Hugues rêve d’un mariage byzantin pour donner un prestige universel à la nouvelle dynastie. Le projet échoue : Robert épouse alors \u003Cstrong>Rozala d’Italie\u003C/strong>, veuve d’\u003Cstrong>Arnoul II de Flandre\u003C/strong>, apparentée à la tradition carolingienne. L’écart d’âge est important ; l’union ne donne pas d’héritier et Robert la répudie au tournant de \u003Cstrong>991/992\u003C/strong>.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🧠 À retenir\u003C/h2>\n\u003Cul>\n\u003Cli>Noël 987 : Robert est sacré pour transformer une élection en continuité.\u003C/li>\n\u003Cli>Robert devient un acteur politique et religieux dès les premières années.\u003C/li>\n\u003Cli>Le mariage et la formation de l’héritier servent à construire une dynastie.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n",true,false,"Hugues Capet n’a pas gagné un trône héréditaire : il a gagné une élection. Pour rendre le nouveau régime durable, il doit éviter qu’à sa mort les grands ne",1778543103633]