[{"data":1,"prerenderedAt":26},["ShallowReactive",2],{"zoom:p5ch4z4-1095-1099-la-premiere-croisade-et-la-france-des-princes:fr":3},{"period":4,"chapter":16,"zoom":19},{"id":5,"title":6,"titleEn":7,"titleEs":8,"coverArtworkId":9,"range":10,"rangeEn":10,"rangeEs":10,"cover":11},"p5","Le Moyen Âge classique","High Middle Ages","Plena Edad Media","hannibal-alpes","987 → 1453",{"fileName":12,"filePageUrl":13,"imageUrl":14,"sourceLabel":15},"Facade-notre-dame-paris-ciel-bleu.JPG","https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Facade-notre-dame-paris-ciel-bleu.JPG","/assets/p5-moyen-age-classique-cover.png","Wikimedia Commons",{"id":17,"title":18},"p5ch4","Philippe Ier : durer dans la France féodale (1060–1108)",{"id":20,"title":21,"chapterId":17,"html":22,"hasEn":23,"isFallback":24,"seoDescription":25},"p5ch4z4","1095–1099 : la première croisade et la France des princes","\u003Cp>En \u003Cstrong>1095\u003C/strong>, au concile de \u003Cstrong>Clermont\u003C/strong>, le pape \u003Cstrong>Urbain II\u003C/strong> appelle à la croisade. La mobilisation est sans précédent. La “France” du temps de Philippe Ier n’est pas un État unifié : c’est un ensemble de principautés. La croisade révèle donc les forces réelles : ce sont surtout des \u003Cstrong>princes\u003C/strong> qui partent, plus que le roi.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🛡️ Un départ des grands\u003C/h2>\n\u003Cp>Le départ de seigneurs et de chevaliers produit des effets internes :\u003C/p>\n\u003Cul>\n\u003Cli>ventes de droits et de terres pour financer l’expédition ;\u003C/li>\n\u003Cli>redistribution de châteaux, de péages et de fidélités ;\u003C/li>\n\u003Cli>recomposition des réseaux d’alliance.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n\u003Cp>Le roi doit composer avec ces mouvements : certains départs peuvent réduire une pression locale, mais ils peuvent aussi renforcer des familles à leur retour, chargées de prestige.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>👑 Le roi et la croisade\u003C/h2>\n\u003Cp>Philippe Ier ne conduit pas l’expédition : sa crise avec l’Église le marginalise au moment où l’événement est lancé. Pendant ce temps, des seigneurs “français” jouent un rôle de premier plan, comme \u003Cstrong>Raymond de Toulouse\u003C/strong> ou \u003Cstrong>Godefroy de Bouillon\u003C/strong>.\u003C/p>\n\u003Cp>Le pouvoir royal, limité, se concentre sur un objectif : maintenir l’ordre du domaine et éviter qu’un prince ne profite du vide créé par les départs pour s’emparer d’un point clé. Le paradoxe est frappant : un événement majeur, initié sur son propre territoire, se déroule sans que le roi ne puisse en être le chef.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🧠 À retenir\u003C/h2>\n\u003Cul>\n\u003Cli>La croisade souligne la puissance des princes et la faiblesse relative du centre.\u003C/li>\n\u003Cli>Le royaume se recompose par ventes, absences et retours, plus que par décisions royales.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n",true,false,"En 1095 , au concile de Clermont , le pape Urbain II appelle à la croisade. La mobilisation est sans précédent. La “France” du temps de Philippe Ier n’est pas",1778543097872]