[{"data":1,"prerenderedAt":26},["ShallowReactive",2],{"zoom:p5ch7z25-1190-1203-baillis-prevots-senechaux-et-comptes-du-royaume:fr":3},{"period":4,"chapter":16,"zoom":19},{"id":5,"title":6,"titleEn":7,"titleEs":8,"coverArtworkId":9,"range":10,"rangeEn":10,"rangeEs":10,"cover":11},"p5","Le Moyen Âge classique","High Middle Ages","Plena Edad Media","hannibal-alpes","987 → 1453",{"fileName":12,"filePageUrl":13,"imageUrl":14,"sourceLabel":15},"Facade-notre-dame-paris-ciel-bleu.JPG","https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Facade-notre-dame-paris-ciel-bleu.JPG","/assets/p5-moyen-age-classique-cover.png","Wikimedia Commons",{"id":17,"title":18},"p5ch7","Philippe II Auguste : l’affirmation capétienne (1180–1223)",{"id":20,"title":21,"chapterId":17,"html":22,"hasEn":23,"isFallback":24,"seoDescription":25},"p5ch7z25","1190–1203 : baillis, prévôts, sénéchaux et comptes du royaume","\u003Cp>Le défaut majeur de l’ordre féodal est le morcellement. Philippe Auguste cherche très tôt à exercer un pouvoir plus direct : il met en place des relais administratifs qui représentent le roi et structurent un contrôle régulier des territoires.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🏛️ 1190 : organiser l’absence et gouverner par écrit\u003C/h2>\n\u003Cp>Le départ en croisade oblige à formaliser : une ordonnance‑testament organise le pouvoir en l’absence du roi. C’est un moment révélateur : gouverner, ce n’est pas seulement être présent, c’est créer des procédures.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🚶 Baillis : des agents du roi, contrôlés et rémunérés\u003C/h2>\n\u003Cp>Les \u003Cstrong>baillis\u003C/strong> sont nommés par le roi. Au début, ils n’ont pas forcément de circonscription fixe : ils parcourent le domaine selon les besoins. Ils rendent la justice (souvent en appel), assurent la surveillance des officiers locaux et, de plus en plus, produisent une comptabilité.\u003C/p>\n\u003Cp>Ils sont rémunérés directement par le roi et soumis à un contrôle strict, avec obligation de rendre des comptes.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🧮 Prévôts : la gestion locale\u003C/h2>\n\u003Cp>Les \u003Cstrong>prévôts\u003C/strong> sont rattachés à une zone précise. Ils jugent les affaires courantes, gèrent des revenus, et dressent des comptes locaux. Ils constituent l’interface quotidienne du pouvoir royal.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🏰 Sénéchaux : utiliser puis limiter le risque héréditaire\u003C/h2>\n\u003Cp>Dans certaines régions conquises (Anjou, Maine, Touraine, Poitou, Saintonge), Philippe confie des fonctions à des \u003Cstrong>sénéchaux\u003C/strong>. Mais l’objectif reste de prévenir la formation d’un pouvoir local autonome : le titre cesse d’être transmissible, et les sénéchaux sont parfois supprimés ou remplacés par des baillis.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🧠 À retenir\u003C/h2>\n\u003Cul>\n\u003Cli>L’État se construit par des relais : agents du roi, contrôle des comptes, justice et procédures.\u003C/li>\n\u003Cli>Philippe réduit la logique héréditaire locale en rendant les charges dépendantes du souverain.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n",true,false,"Le défaut majeur de l’ordre féodal est le morcellement. Philippe Auguste cherche très tôt à exercer un pouvoir plus direct : il met en place des relais",1778543099677]