[{"data":1,"prerenderedAt":26},["ShallowReactive",2],{"zoom:p5ch7z7-1165-1180-dieudonne-sacre-anticipe-et-entree-dans-le-pouvoir:fr":3},{"period":4,"chapter":16,"zoom":19},{"id":5,"title":6,"titleEn":7,"titleEs":8,"coverArtworkId":9,"range":10,"rangeEn":10,"rangeEs":10,"cover":11},"p5","Le Moyen Âge classique","High Middle Ages","Plena Edad Media","hannibal-alpes","987 → 1453",{"fileName":12,"filePageUrl":13,"imageUrl":14,"sourceLabel":15},"Facade-notre-dame-paris-ciel-bleu.JPG","https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Facade-notre-dame-paris-ciel-bleu.JPG","/assets/p5-moyen-age-classique-cover.png","Wikimedia Commons",{"id":17,"title":18},"p5ch7","Philippe II Auguste : l’affirmation capétienne (1180–1223)",{"id":20,"title":21,"chapterId":17,"html":22,"hasEn":23,"isFallback":24,"seoDescription":25},"p5ch7z7","1165–1180 : “Dieudonné”, sacre anticipé et entrée dans le pouvoir","\u003Cp>Philippe naît en \u003Cstrong>1165\u003C/strong>. Dans la famille capétienne, l’événement est vécu comme un soulagement : Louis VII attend depuis longtemps un héritier. Cette attente nourrit un surnom durable pour le futur roi : \u003Cstrong>“Dieudonné”\u003C/strong>.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>👨‍👩‍👧‍👦 Une naissance au cœur des réseaux princiers\u003C/h2>\n\u003Cp>Philippe est le fils de Louis VII et de sa troisième épouse, \u003Cstrong>Adèle de Champagne\u003C/strong>. Il a une sœur, \u003Cstrong>Agnès\u003C/strong>, et des demi‑sœurs issues des unions précédentes de son père. Cette parenté compte politiquement : elle relie la couronne à des maisons puissantes (Champagne, Blois et au‑delà) et alimente des rivalités d’influence autour du jeune prince.\u003C/p>\n\u003Cp>Il est baptisé très tôt à Paris, au palais de la Cité, par l’évêque \u003Cstrong>Maurice de Sully\u003C/strong> : un rite qui ancre l’enfant dans un cadre à la fois religieux et politique.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>👑 1179 : sacre anticipé, puis passage à l’action\u003C/h2>\n\u003Cp>Comme plusieurs Capétiens avant lui, Philippe est sacré \u003Cstrong>avant\u003C/strong> la mort de son père : la monarchie veut rendre la succession visible et incontestable.\u003C/p>\n\u003Cp>La cérémonie est marquée par un incident de jeunesse : lors d’une chasse, Philippe se perd et n’est retrouvé qu’après plusieurs jours, en état de choc. L’épisode frappe les esprits au point que Louis VII, affaibli, cherche un soutien spirituel et se rend auprès du tombeau de \u003Cstrong>Thomas Becket\u003C/strong>, devenu une figure de sainteté et de guérison.\u003C/p>\n\u003Cp>Finalement, Philippe est sacré à \u003Cstrong>Reims\u003C/strong> le \u003Cstrong>1er novembre 1179\u003C/strong>. La scène est aussi un signal politique : des princes et alliés se positionnent, et l’influence de \u003Cstrong>Flandre\u003C/strong> s’affirme face à celle de la maison de Champagne.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>💍 1180 : mariage, dot et premiers gestes de roi\u003C/h2>\n\u003Cp>Pour échapper à l’emprise de son entourage maternel, Philippe se rapproche du comte de Flandre \u003Cstrong>Philippe d’Alsace\u003C/strong>. Il épouse sa nièce \u003Cstrong>Isabelle de Hainaut\u003C/strong> : l’union renforce la position du jeune roi et apporte l’\u003Cstrong>Artois\u003C/strong> en dot.\u003C/p>\n\u003Cp>Au printemps‑été \u003Cstrong>1180\u003C/strong>, Philippe multiplie les gestes politiques : il impose sa présence, négocie et signe un traité avec \u003Cstrong>Henri II\u003C/strong> à \u003Cstrong>Gisors\u003C/strong>. En \u003Cstrong>septembre 1180\u003C/strong>, la mort de Louis VII le laisse seul roi, à \u003Cstrong>quinze ans\u003C/strong> : la “jeunesse” du souverain devient une épreuve, mais aussi un moteur d’action.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🧠 À retenir\u003C/h2>\n\u003Cul>\n\u003Cli>1165 : naissance attendue, surnom “Dieudonné”, enjeu dynastique et symbolique.\u003C/li>\n\u003Cli>1179 : sacre anticipé, succession sécurisée et recomposition des influences.\u003C/li>\n\u003Cli>1180 : mariage et premiers choix politiques avant de régner seul.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n",true,false,"Philippe naît en 1165 . Dans la famille capétienne, l’événement est vécu comme un soulagement : Louis VII attend depuis longtemps un héritier. Cette attente",1778543099892]