[{"data":1,"prerenderedAt":26},["ShallowReactive",2],{"zoom:p5ch9z26-1238-1241-acquisition-des-reliques-de-la-passion:fr":3},{"period":4,"chapter":16,"zoom":19},{"id":5,"title":6,"titleEn":7,"titleEs":8,"coverArtworkId":9,"range":10,"rangeEn":10,"rangeEs":10,"cover":11},"p5","Le Moyen Âge classique","High Middle Ages","Plena Edad Media","hannibal-alpes","987 → 1453",{"fileName":12,"filePageUrl":13,"imageUrl":14,"sourceLabel":15},"Facade-notre-dame-paris-ciel-bleu.JPG","https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Facade-notre-dame-paris-ciel-bleu.JPG","/assets/p5-moyen-age-classique-cover.png","Wikimedia Commons",{"id":17,"title":18},"p5ch9","Louis IX (Saint Louis) : régence, justice royale et croisades (1226–1270)",{"id":20,"title":21,"chapterId":17,"html":22,"hasEn":23,"isFallback":24,"seoDescription":25},"p5ch9z26","1238–1241 : acquisition des reliques de la Passion","\u003Cp>Dans la chrétienté du XIIIe siècle, posséder des reliques exceptionnelles est un signe de dévotion et une source de prestige. Pour Louis IX, l’acquisition des reliques de la Passion est à la fois un acte de foi et un geste de souveraineté.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>👑 Constantinople, dettes et risque “vénitien”\u003C/h2>\n\u003Cp>En \u003Cstrong>1237\u003C/strong>, \u003Cstrong>Baudouin II de Courtenay\u003C/strong>, empereur latin de Constantinople, vient demander de l’aide à Louis IX. À la cour de France, on apprend que les barons latins de Constantinople, à court d’argent, envisagent de vendre la \u003Cstrong>Couronne d’épines\u003C/strong>.\u003C/p>\n\u003Cp>Baudouin supplie Louis et Blanche de Castille d’empêcher que la relique ne passe en mains étrangères. Le roi finance l’opération et envoie des religieux capables d’authentifier l’objet.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🚢 Venise : négocier sous contrainte\u003C/h2>\n\u003Cp>Les créanciers vénitiens ont reçu la Couronne en gage. Un accord est trouvé : la vente se fait au profit du roi de France, à condition que la relique transite par \u003Cstrong>Venise\u003C/strong>, où elle est exposée à Saint‑Marc avant son départ.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🛶 De l’Yonne à Paris : une entrée solennelle\u003C/h2>\n\u003Cp>Le transfert final se fait par voie terrestre puis fluviale. La Couronne est accueillie avec une grande mise en scène : exposition au peuple, procession, passage par \u003Cstrong>Notre‑Dame\u003C/strong> et dépôt au palais. Louis et son entourage portent la châsse pieds nus : la scène relie humilité chrétienne et majesté capétienne.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>✝️ 1241 : compléter le “trésor”\u003C/h2>\n\u003Cp>La Couronne ouvre une série d’acquisitions. En \u003Cstrong>1241\u003C/strong>, Louis IX rachète encore d’autres reliques de la Passion (dont une partie de la Vraie Croix, la Sainte Éponge et le fer de la Sainte Lance), consolidant un trésor sacré unique en Occident.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🧠 À retenir\u003C/h2>\n\u003Cul>\n\u003Cli>Les reliques sont un capital spirituel et politique : piété et prestige d’État.\u003C/li>\n\u003Cli>L’opération révèle une diplomatie de crise : dettes, négociations, garanties et transport sécurisé.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n",true,false,"Dans la chrétienté du XIIIe siècle, posséder des reliques exceptionnelles est un signe de dévotion et une source de prestige. Pour Louis IX, l’acquisition des",1778543101418]