[{"data":1,"prerenderedAt":23},["ShallowReactive",2],{"zoom:p6ch1z13-1336-1338-la-course-aux-alliances-et-la-diplomatie-du-sterling:fr":3},{"period":4,"chapter":13,"zoom":16},{"id":5,"title":6,"titleEn":7,"titleEs":8,"range":9,"rangeEn":9,"rangeEs":9,"covers":10},"p6","La Guerre de Cent Ans","The Hundred Years' War","La Guerra de los Cien Años","1328 → 1461",[11],{"filename":12,"url":12},"COMTE_Pierre-Charles_Sacre_de_Charles_VII_Huile_sur_toile.jpg",{"id":14,"title":15},"p6ch1","Philippe VI de Valois : une dynastie nouvelle, une guerre qui s’ouvre (1328–1350)",{"id":17,"title":18,"chapterId":14,"html":19,"hasEn":20,"isFallback":21,"seoDescription":22},"p6ch1z13","1336–1338 : la course aux alliances et la “diplomatie du sterling”","\u003Cp>Au début de la guerre de Cent Ans, le rapport de force se décide autant par les batailles que par les \u003Cstrong>alliances\u003C/strong>. Édouard III déploie une stratégie où l’argent, la laine et les privilèges comptent autant que les chevaliers : une “diplomatie du sterling” destinée à encercler le Valois au nord et à l’est.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🧶 Laine, drap et pression économique\u003C/h2>\n\u003Cp>Après le vote de subsides par le Parlement anglais (Nottingham), la marche à la guerre s’accélère. À la fin de \u003Cstrong>1336\u003C/strong>, Édouard III interdit la vente des \u003Cstrong>laines anglaises\u003C/strong> vers la Flandre. En \u003Cstrong>février 1337\u003C/strong>, il accorde des privilèges à des ouvriers étrangers s’installant en Angleterre et interdit l’importation de draps étrangers.\u003C/p>\n\u003Cp>Le but est double : faire croire que l’Angleterre peut vivre sans la Flandre, et forcer les villes drapantes (Ypres, Gand, Bruges, Lille) à choisir entre fournisseurs anglais et débouchés français. Édouard favorise aussi le \u003Cstrong>Brabant\u003C/strong> (Malines, Bruxelles) : 30 000 sacs de laine sont livrés à condition de ne rien céder aux cités flamandes.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🧾 Valenciennes : une “bourse aux alliances”\u003C/h2>\n\u003Cp>Des ambassadeurs anglais tiennent à \u003Cstrong>Valenciennes\u003C/strong>, aux portes du royaume, une véritable bourse aux alliances : on y monnaye des fidélités, en exploitant rivalités princières et haines du Valois. Les cités flamandes et le Brabant basculent vers l’Angleterre, bientôt suivis par le \u003Cstrong>Hainaut\u003C/strong> (Édouard III est l’époux de \u003Cstrong>Philippa de Hainaut\u003C/strong>). La coalition s’étend à des principautés rhénanes (Juliers, Limbourg, Clèves…).\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🦅 L’empereur Louis de Bavière et le titre de “vicaire impérial”\u003C/h2>\n\u003Cp>Le jeu est plus subtil avec l’empereur \u003Cstrong>Louis de Bavière\u003C/strong>, excommunié et affaibli. En \u003Cstrong>août 1337\u003C/strong>, il vend son adhésion aux Plantagenêts. Édouard III obtient le titre de \u003Cstrong>“vicaire impérial en Basse‑Germanie”\u003C/strong>, ce qui renforce sa position sur le Rhin et la Meuse.\u003C/p>\n\u003Cp>En \u003Cstrong>septembre 1338\u003C/strong>, à \u003Cstrong>Coblence\u003C/strong>, de grandes festivités célèbrent cette alliance, financées par l’Angleterre. Benoît XII proteste, mais tergiverse et tente encore la médiation.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🛡️ Les réponses de Philippe VI : moins d’alliés, plus de solidité\u003C/h2>\n\u003Cp>Philippe VI et son conseil (notamment \u003Cstrong>Miles de Noyers\u003C/strong>) répondent par des rentes et des alliances plus stables : comtes de Savoie et de Genève, fidélité de \u003Cstrong>Jean de Luxembourg\u003C/strong> (“Jean l’Aveugle”), soutien de \u003Cstrong>Gênes\u003C/strong> (navires et arbalétriers), sympathies habsbourgeoises. Un succès diplomatique majeur est l’alliance de \u003Cstrong>Castille\u003C/strong> (décembre 1336) : un appui maritime utile sur l’Atlantique.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🧠 À retenir\u003C/h2>\n\u003Cul>\n\u003Cli>La laine et l’argent structurent la guerre dès son ouverture.\u003C/li>\n\u003Cli>1337–1338 : coalition anglaise au nord et en Empire, titre de vicaire impérial.\u003C/li>\n\u003Cli>Philippe VI compense par des alliances moins nombreuses mais plus solides.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n",true,false,"Au début de la guerre de Cent Ans, le rapport de force se décide autant par les batailles que par les alliances . Édouard III déploie une stratégie où",1782343387372]