[{"data":1,"prerenderedAt":23},["ShallowReactive",2],{"zoom:p6ch3z15-1368-1369-les-appels-gascons-et-la-reprise-juridique-de-la-guerre:fr":3},{"period":4,"chapter":13,"zoom":16},{"id":5,"title":6,"titleEn":7,"titleEs":8,"range":9,"rangeEn":9,"rangeEs":9,"covers":10},"p6","La Guerre de Cent Ans","The Hundred Years' War","La Guerra de los Cien Años","1328 → 1461",[11],{"filename":12,"url":12},"COMTE_Pierre-Charles_Sacre_de_Charles_VII_Huile_sur_toile.jpg",{"id":14,"title":15},"p6ch3","Charles V le Sage : reconquête, État et Schisme d’Occident (1364–1380)",{"id":17,"title":18,"chapterId":14,"html":19,"hasEn":20,"isFallback":21,"seoDescription":22},"p6ch3z15","1368–1369 : les appels gascons et la reprise “juridique” de la guerre","\u003Cp>Pour Charles V, la reconquête doit d’abord être acceptée. Après les crises des années 1350, il comprend qu’un souverain ne reprend pas seulement des terres : il doit aussi reprendre les \u003Cstrong>cœurs\u003C/strong>. L’occasion se présente en Guyenne, quand des seigneurs et des villes contestent l’autorité fiscale du Prince Noir.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>💰 L’impôt du Prince Noir et la crise aquitaine\u003C/h2>\n\u003Cp>Revenu de Castille vainqueur mais ruiné, le Prince Noir gouverne l’Aquitaine comme une principauté et cherche à lever des ressources. Il impose un \u003Cstrong>fouage\u003C/strong> (ordonnance du \u003Cstrong>26 janvier 1368\u003C/strong>). Beaucoup d’Aquitains supportent mal cette fiscalité, d’autant que des compagnies démobilisées pillent des régions entières.\u003C/p>\n\u003Cp>Le comte \u003Cstrong>Jean d’Armagnac\u003C/strong>, dont des terres sont frappées par ces violences, refuse de payer un impôt qu’il juge illégitime et injuste : un suzerain devrait protéger, pas taxer en laissant piller.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🧾 Appel au roi de France : une brèche dans Brétigny\u003C/h2>\n\u003Cp>Armagnac tente d’abord une démarche du côté anglais. Devant l’échec, il se tourne vers Charles V : selon une lecture des clauses de Brétigny, le transfert complet de souveraineté reste conditionné par l’exécution effective des engagements (territoires, rançon), ce qui est contesté.\u003C/p>\n\u003Cp>En acceptant de répondre à l’appel, Charles V fait un geste essentiel : il réaffirme une \u003Cstrong>suzeraineté\u003C/strong> et rend possible une procédure à Paris contre le Prince Noir.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🏛️ “Un procès” plutôt qu’une bataille\u003C/h2>\n\u003Cp>La monarchie laisse la justice suivre son cours et utilise le temps gagné pour rallier des seigneurs gascons : exemptions fiscales, dotations, privilèges, et diplomatie. La stratégie est cohérente : faire basculer le pays avant de faire basculer la guerre.\u003C/p>\n\u003Cp>Les chroniques attribuent au Prince Noir une réponse de défi à la convocation de Paris, et à Charles V une réplique ironique sur son métier de juriste : ces formules disent bien l’enjeu. La reprise de la guerre se fait par le droit, et le droit devient une arme.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>⚔️ 1369 : retour à la guerre et confiscation\u003C/h2>\n\u003Cp>Début \u003Cstrong>1369\u003C/strong>, la guerre repart sur le terrain : des combats locaux comme \u003Cstrong>Mondalazac\u003C/strong> permettent aux partisans français de reprendre l’initiative en Rouergue. Dans le même temps, la rupture est actée au sommet : le roi d’Angleterre reprend ses revendications et Charles V prononce la \u003Cstrong>confiscation de l’Aquitaine\u003C/strong> (fin 1369).\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🧠 À retenir\u003C/h2>\n\u003Cul>\n\u003Cli>Les appels gascons transforment une contestation fiscale en rupture de souveraineté.\u003C/li>\n\u003Cli>Charles V obtient un avantage politique : reprendre la guerre avec le droit “de son côté”.\u003C/li>\n\u003Cli>La reconquête commence par des ralliements, avant les sièges.\u003C/li>\n\u003C/ul>\n",true,false,"Pour Charles V, la reconquête doit d’abord être acceptée. Après les crises des années 1350, il comprend qu’un souverain ne reprend pas seulement des terres :",1782343390231]