[{"data":1,"prerenderedAt":37},["ShallowReactive",2],{"hreflang:/zoom/p7ch4z15-lamerique-du-nord-explorations-et-debut-de-la-nouvelle-france":3,"zoom:p7ch4z15-lamerique-du-nord-explorations-et-debut-de-la-nouvelle-france:fr":7},{"fr":4,"en":5,"es":6},"/zoom/p7ch4z15-lamerique-du-nord-explorations-et-debut-de-la-nouvelle-france","/en/zoom/p7ch4z15-north-america-explorations-and-the-beginnings-of-new-france","/es/zoom/p7ch4z15-america-del-norte-exploraciones-y-comienzos-de-la-nueva-francia",{"period":8,"chapter":27,"zoom":30},{"id":9,"title":10,"titleEn":11,"titleEs":12,"range":13,"rangeEn":13,"rangeEs":13,"covers":14},"p7","La Renaissance","Renaissance","Renacimiento","1461 → 1610",[15,18,21,24],{"filename":16,"url":17},"British_-_Field_of_the_Cloth_of_Gold_-_Google_Art_Project.jpg","https://commons.wikimedia.org/wiki/Special:FilePath/British_-_Field_of_the_Cloth_of_Gold_-_Google_Art_Project.jpg?width=1600",{"filename":19,"url":20},"Marignan-1515-francois1er.jpg","https://commons.wikimedia.org/wiki/Special:FilePath/Marignan-1515-francois1er.jpg?width=1600",{"filename":22,"url":23},"ChateauDeChambord.jpg","https://commons.wikimedia.org/wiki/Special:FilePath/ChateauDeChambord.jpg?width=1600",{"filename":25,"url":26},"Henri_IV_Toschi_(format_original).jpg","https://commons.wikimedia.org/wiki/Special:FilePath/Henri_IV_Toschi_(format_original).jpg?width=1600",{"id":28,"title":29},"p7ch4","François Ier : le roi chevalier et la Renaissance française (1515–1547)",{"id":31,"title":32,"chapterId":28,"html":33,"hasEn":34,"isFallback":35,"seoDescription":36},"p7ch4z15","L'Amérique du Nord : explorations et début de la Nouvelle-France","\u003Cp>Sous le règne de François Ier, la France commence à s’intéresser sérieusement aux explorations en Amérique du Nord, marquant le début de la présence française dans le Nouveau Monde et la fondation de la Nouvelle-France.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🗺️ Contexte des explorations françaises\u003C/h2>\n\u003Cp>Lorsque François Ier accède au trône en 1515, la France accuse un net retard dans la course aux grandes découvertes : ses activités maritimes se limitent alors, pour l’essentiel, à la contrebande et à la piraterie sur les côtes africaines, alors même que le royaume dispose d’une longue façade maritime, de nombreux ports et de marins de qualité — des atouts que ses prédécesseurs, tournés vers leurs conquêtes méditerranéennes, n’avaient jamais songé à exploiter. Espagne et Portugal, eux, dominent sans partage les explorations depuis la fin du XVe siècle, un monopole légitimé par la bulle pontificale \u003Cem>Inter Cætera\u003C/em> de 1493 et par le traité de Tordesillas de 1494, qui se partagent purement et simplement le monde entre les deux couronnes ibériques.\u003C/p>\n\u003Cp>François Ier refuse d’accepter ce partage sans discussion. Il fait valoir que la portée de la bulle pontificale devrait se limiter aux seuls territoires déjà découverts en 1493, et obtient en 1533 du pape Clément VII une déclaration qui va dans ce sens. On lui prête, sur ce sujet, une répartie restée célèbre : « Je voudrais bien voir la clause du testament d’Adam qui m’exclut du partage du monde. » Fort de cette contestation, le roi peut désormais pousser ses envoyés vers des territoires que l’Espagne et le Portugal considéraient jusque-là comme exclusivement les leurs.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>⛵ Les premières expéditions\u003C/h2>\n\u003Cp>C’est un armateur de Dieppe, \u003Cstrong>Jean Ango\u003C/strong>, qui devient l’un des principaux promoteurs de ces explorations françaises : ses navires reconnaissent les côtes de Terre-Neuve, descendent jusqu’en Guinée et au Brésil, et contournent même le cap de Bonne-Espérance jusqu’à Sumatra, montrant ainsi la voie. Un épisode de piraterie, en 1522, achève de convaincre la cour de France de l’importance du Nouveau Monde : le capitaine \u003Cstrong>Jean Fleury\u003C/strong> intercepte deux caravelles espagnoles revenant de la Nouvelle-Espagne, chargées des trésors que Cortés venait d’offrir à Charles Quint — une prise qui révèle, avec éclat, l’ampleur des richesses que recèle le continent américain.\u003C/p>\n\u003Cp>En 1523, François Ier prend sous son égide le navigateur florentin \u003Cstrong>Giovanni da Verrazzano\u003C/strong>, mettant à sa disposition le vaisseau royal La Dauphine, tandis que le financement de l’expédition est confié à Jean Ango et à des capitaux florentins. Parti en 1524 à la recherche d’un passage vers le nord-ouest menant directement aux Indes, Verrazzano atteint la côte de l’Amérique du Nord et la Floride, qu’il baptise Franciscane en l’honneur du roi, cartographie Terre-Neuve, fonde la Nouvelle-Angoulême — sur le site où s’élèvera plus tard New York —, avant de poursuivre sa route vers le Brésil et les Antilles. De ce voyage, il tire une conclusion saisissante : « C’est une terre inconnue des anciens, […] plus grande que l’Europe, l’Afrique et presque que l’Asie » — et c’est lui qui, le premier, donne à ces territoires le nom de « Nouvelle-France ».\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🇫🇷 Jacques Cartier et la naissance du Canada\u003C/h2>\n\u003Cp>C’est \u003Cstrong>Jean Le Veneur\u003C/strong>, évêque de Lisieux et grand aumônier du roi, qui recommande en 1534 à François Ier d’envoyer en expédition le navigateur malouin \u003Cstrong>Jacques Cartier\u003C/strong>, avec pour mission de découvrir « certaines îles et pays où l’on dit qu’il se doit trouver grande quantité d’or et autres riches choses ». Parti de Saint-Malo le 20 avril 1534, Cartier traverse l’Atlantique en seulement trois semaines et prend possession, le 24 juillet, de la côte de Gaspé au nom du roi de France, avant de rentrer à Saint-Malo dès le 5 septembre.\u003C/p>\n\u003Cp>Le succès de cette première mission vaut à Cartier un soutien royal renouvelé : parti le 15 mai 1535 à la tête de trois navires, il découvre l’embouchure du \u003Cstrong>Saint-Laurent\u003C/strong>, remonte le fleuve et fonde le poste de Sainte-Croix, sur le site de la future Québec, avant d’atteindre le village amérindien d’Hochelaga, qu’il rebaptise « Mont-Royal » — future Montréal. C’est également à l’occasion de cette expédition qu’il donne, d’après un mot iroquois, le nom de « Canada » à une partie du territoire découvert. L’hivernage, cette fois, s’avère redoutable : bloqués par les glaces à Sainte-Croix entre novembre 1535 et avril 1536, les Français doivent affronter le scorbut et des relations de plus en plus tendues avec les populations autochtones, avant de regagner Saint-Malo le 16 juillet 1536, considérablement affaiblis.\u003C/p>\n\u003Cp>La guerre contre Charles Quint retarde un temps toute nouvelle expédition, mais dès 1538, François Ier prend connaissance d’un « Mémoire des hommes et provisions nécessaires pour les Vaisseaux que le Roy voulait envoyer en Canada ». Il confie cette fois le gouvernement de l’entreprise à \u003Cstrong>Jean-François de La Rocque de Roberval\u003C/strong>, militaire expert en fortification, tandis que Cartier repart le 23 mai 1541 à la tête de cinq navires, avec pour mission de se rendre « aux pays de Canada et Ochelaga et jusques en la terre de Saguenay, s’il peult y aborder ». Il fonde bien une colonie, Charles-Bourg, à une quinzaine de kilomètres de l’île de Sainte-Croix, mais les complications avec les populations amérindiennes et un nouvel hivernage difficile le poussent à rebrousser chemin : il croise Roberval à Terre-Neuve le 8 juin 1542, sans l’attendre, et rentre en France. Roberval, lui, atteint seul la colonie en juillet 1542, avant de rentrer à son tour en France en octobre 1543 — mettant un terme, provisoire, aux tentatives françaises d’implantation en Amérique du Nord.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>📊 Bilan des explorations\u003C/h2>\n\u003Cp>À court terme, le bilan de ces expéditions paraît décevant : aucune colonie viable n’a pu être établie, et les difficultés répétées — scorbut, hivers meurtriers, relations tendues avec les populations locales — découragent, pour un temps, toute nouvelle tentative. Mais les acquis, eux, sont réels : cartographie précise des côtes, découverte du Saint-Laurent, premiers contacts avec les populations autochtones, et surtout une prise de possession symbolique qui, aux yeux de la France, vient contester frontalement le monopole colonial ibérique. C’est sur ces fondations, posées sous François Ier, que Samuel de Champlain pourra s’appuyer, au tout début du XVIIe siècle, pour fonder enfin une colonie durable — la Nouvelle-France proprement dite.\u003C/p>\n\u003Cp>Ce lointain héritage a d’ailleurs traversé les siècles d’une manière assez inattendue : François Ier est aujourd’hui volontiers présenté comme le premier roi du Canada, son portrait ornant encore les murs du Sénat canadien, en tant que point de départ symbolique d’une succession royale qui, de François Ier en 1534 jusqu’à Charles III, roi du Canada depuis 2022, compte parmi les plus anciennes et les plus ininterrompues au monde.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🧠 À retenir\u003C/h2>\n\u003Cul>\n\u003Cli>\u003Cstrong>1522\u003C/strong> : capture par Jean Fleury des trésors envoyés par Cortés à Charles Quint, révélant les richesses du Nouveau Monde\u003C/li>\n\u003Cli>\u003Cstrong>1523-1524\u003C/strong> : expédition de Giovanni da Verrazzano, qui explore la côte est de l’Amérique du Nord et invente le nom de « Nouvelle-France »\u003C/li>\n\u003Cli>\u003Cstrong>1534\u003C/strong> : première expédition de Jacques Cartier, prise de possession de la Gaspésie\u003C/li>\n\u003Cli>\u003Cstrong>1535-1536\u003C/strong> : deuxième expédition, découverte du Saint-Laurent, fondation de Sainte-Croix (Québec) et Mont-Royal (Montréal), premier usage du nom « Canada »\u003C/li>\n\u003Cli>\u003Cstrong>1541-1543\u003C/strong> : troisième expédition, tentative de colonie à Charles-Bourg avec Roberval, échec de l’implantation durable\u003C/li>\n\u003Cli>Une entreprise sans colonie viable à court terme, mais qui pose les fondations exploitées, un siècle plus tard, par Samuel de Champlain\u003C/li>\n\u003C/ul>\n\u003Chr>\n\u003Cp>\u003Cstrong>Prochain zoom\u003C/strong> : La politique intérieure et le gouvernement de François Ier.\u003C/p>\n",true,false,"Sous le règne de François Ier, la France commence à s’intéresser sérieusement aux explorations en Amérique du Nord, marquant le début de la présence française",1786625665312]