[{"data":1,"prerenderedAt":37},["ShallowReactive",2],{"hreflang:/zoom/p7ch6z2-les-affaires-ecossaises-et-le-traite-dedimbourg":3,"zoom:p7ch6z2-les-affaires-ecossaises-et-le-traite-dedimbourg:fr":7},{"fr":4,"en":5,"es":6},"/zoom/p7ch6z2-les-affaires-ecossaises-et-le-traite-dedimbourg","/en/zoom/p7ch6z2-scottish-affairs-and-the-treaty-of-edinburgh","/es/zoom/p7ch6z2-los-asuntos-escoceses-y-el-tratado-de-edimburgo",{"period":8,"chapter":27,"zoom":30},{"id":9,"title":10,"titleEn":11,"titleEs":12,"range":13,"rangeEn":13,"rangeEs":13,"covers":14},"p7","La Renaissance","Renaissance","Renacimiento","1461 → 1610",[15,18,21,24],{"filename":16,"url":17},"British_-_Field_of_the_Cloth_of_Gold_-_Google_Art_Project.jpg","https://commons.wikimedia.org/wiki/Special:FilePath/British_-_Field_of_the_Cloth_of_Gold_-_Google_Art_Project.jpg?width=1600",{"filename":19,"url":20},"Marignan-1515-francois1er.jpg","https://commons.wikimedia.org/wiki/Special:FilePath/Marignan-1515-francois1er.jpg?width=1600",{"filename":22,"url":23},"ChateauDeChambord.jpg","https://commons.wikimedia.org/wiki/Special:FilePath/ChateauDeChambord.jpg?width=1600",{"filename":25,"url":26},"Henri_IV_Toschi_(format_original).jpg","https://commons.wikimedia.org/wiki/Special:FilePath/Henri_IV_Toschi_(format_original).jpg?width=1600",{"id":28,"title":29},"p7ch6","François II : le roi éphémère et les débuts des guerres de Religion (1559-1560)",{"id":31,"title":32,"chapterId":28,"html":33,"hasEn":34,"isFallback":35,"seoDescription":36},"p7ch6z2","Les affaires écossaises et le traité d'Édimbourg","\u003Cp>Par son mariage avec Marie Stuart, François II était aussi roi consort d’Écosse — un royaume que la France crut un temps pouvoir rattacher durablement à sa couronne, avant d’en perdre l’influence en l’espace de dix-huit mois, lors d’un épisode entièrement absent du récit chronologique du règne mais qui mobilisa une partie considérable de ses ressources militaires et financières.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>👑 Marie Stuart, reine dès le berceau\u003C/h2>\n\u003Cp>Née le \u003Cstrong>8 décembre 1542\u003C/strong> au palais de Linlithgow, \u003Cstrong>Marie Stuart\u003C/strong> devint reine d’Écosse à l’âge de six jours à peine, à la mort de son père Jacques V. Confiée dès 1548, à cinq ans, à l’éducation de la cour de France, elle y épousa François II le \u003Cstrong>24 avril 1558\u003C/strong> en la cathédrale Notre-Dame de Paris. Le contrat de mariage comportait une clause secrète prévoyant le rattachement pur et simple de l’Écosse à la couronne de France si le couple venait à mourir sans postérité ; par sa grand-mère Marguerite Tudor, sœur d’Henri VIII, Marie Stuart revendiquait en outre des droits sur le trône d’Angleterre, alors occupé par sa cousine Élisabeth Ire — une prétention qui allait empoisonner durablement les relations entre les deux royaumes.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>⚔️ La révolte protestante et l’intervention française\u003C/h2>\n\u003Cp>Depuis 1554, l’Écosse était gouvernée au nom de sa fille par \u003Cstrong>Marie de Guise\u003C/strong>, sœur de François de Guise et du cardinal de Lorraine, dont la politique pro-française et catholique se heurtait à une opposition croissante. En mai 1559, une coalition de nobles protestants, les Lords of the Congregation, entraînée par le réformateur \u003Cstrong>John Knox\u003C/strong> — de retour de Genève cette même année —, se souleva et chassa la régente d’Édimbourg. La France y répondit par l’envoi de troupes sous le commandement d’\u003Cstrong>Henri Cleutin, seigneur d’Oisel\u003C/strong>, qui parvinrent à rétablir la situation à la fin de 1559. Mais l’Angleterre s’engagea à son tour : en janvier 1560, sa flotte bloqua le port de Leith, transformé en base militaire française, avant qu’un corps expéditionnaire d’environ six mille fantassins et trois mille cavaliers n’en entreprenne le siège en avril. Faute de renforts et de finances — le trésor royal étant déjà grevé par la dette héritée d’Henri II —, la position française à Leith devint intenable. Marie de Guise mourut le \u003Cstrong>11 juin 1560\u003C/strong>, assiégée dans le château d’Édimbourg, privant la France de son dernier appui régional.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>📜 Le traité d’Édimbourg\u003C/h2>\n\u003Cp>Les négociations qui suivirent sa mort, en juillet 1560, réunirent l’évêque de Valence \u003Cstrong>Jean de Monluc\u003C/strong> et \u003Cstrong>Charles de La Rochefoucauld, sieur de Randan\u003C/strong>, envoyés de François II, face aux représentants anglais et aux Lords écossais — dans des conditions si défavorables que les négociateurs français furent quasiment traités en prisonniers. Le \u003Cstrong>traité d’Édimbourg\u003C/strong>, signé le 6 juillet 1560, imposa le retrait total des troupes françaises et anglaises d’Écosse, la reconnaissance d’Élisabeth Ire comme reine légitime d’Angleterre, et la cessation, par François II et Marie Stuart, du port des armoiries anglaises et irlandaises. Outrés par des termes négociés sans leur consentement, les souverains français refusèrent de ratifier le traité — il ne le fut jamais officiellement — mais cela n’empêcha pas son application de fait : le Parlement écossais établit dans la foulée l’Église réformée comme religion d’État, consommant la rupture avec la France et mettant fin à l’alliance séculaire connue sous le nom d’Auld Alliance.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🧠 À retenir\u003C/h2>\n\u003Cul>\n\u003Cli>\u003Cstrong>24 avril 1558\u003C/strong> : mariage de François II et Marie Stuart, reine d’Écosse depuis l’âge de six jours\u003C/li>\n\u003Cli>Mai 1559 : révolte protestante des Lords of the Congregation, menée par John Knox, contre la régente Marie de Guise\u003C/li>\n\u003Cli>Intervention militaire française, puis siège anglais de Leith à partir d’avril 1560\u003C/li>\n\u003Cli>\u003Cstrong>11 juin 1560\u003C/strong> : mort de Marie de Guise à Édimbourg, effondrement de la position française\u003C/li>\n\u003Cli>\u003Cstrong>6 juillet 1560\u003C/strong> : traité d’Édimbourg, jamais ratifié par la France mais appliqué de fait — fin de l’Auld Alliance et établissement du protestantisme en Écosse\u003C/li>\n\u003C/ul>\n\u003Chr>\n\u003Cp>\u003Cstrong>Prochain zoom\u003C/strong> : L’édit de Romorantin, un compromis impossible.\u003C/p>\n",true,false,"Par son mariage avec Marie Stuart, François II était aussi roi consort d’Écosse — un royaume que la France crut un temps pouvoir rattacher durablement à sa",1786625666439]