[{"data":1,"prerenderedAt":37},["ShallowReactive",2],{"hreflang:/zoom/p7ch7z4-la-mort-de-charles-ix-autopsie-et-posterite":3,"zoom:p7ch7z4-la-mort-de-charles-ix-autopsie-et-posterite:fr":7},{"fr":4,"en":5,"es":6},"/zoom/p7ch7z4-la-mort-de-charles-ix-autopsie-et-posterite","/en/zoom/p7ch7z4-the-death-of-charles-ix-autopsy-and-aftermath","/es/zoom/p7ch7z4-la-muerte-de-carlos-ix-autopsia-y-posteridad",{"period":8,"chapter":27,"zoom":30},{"id":9,"title":10,"titleEn":11,"titleEs":12,"range":13,"rangeEn":13,"rangeEs":13,"covers":14},"p7","La Renaissance","Renaissance","Renacimiento","1461 → 1610",[15,18,21,24],{"filename":16,"url":17},"British_-_Field_of_the_Cloth_of_Gold_-_Google_Art_Project.jpg","https://commons.wikimedia.org/wiki/Special:FilePath/British_-_Field_of_the_Cloth_of_Gold_-_Google_Art_Project.jpg?width=1600",{"filename":19,"url":20},"Marignan-1515-francois1er.jpg","https://commons.wikimedia.org/wiki/Special:FilePath/Marignan-1515-francois1er.jpg?width=1600",{"filename":22,"url":23},"ChateauDeChambord.jpg","https://commons.wikimedia.org/wiki/Special:FilePath/ChateauDeChambord.jpg?width=1600",{"filename":25,"url":26},"Henri_IV_Toschi_(format_original).jpg","https://commons.wikimedia.org/wiki/Special:FilePath/Henri_IV_Toschi_(format_original).jpg?width=1600",{"id":28,"title":29},"p7ch7","Charles IX : la régence de Catherine de Médicis et les premières guerres de Religion (1560-1574)",{"id":31,"title":32,"chapterId":28,"html":33,"hasEn":34,"isFallback":35,"seoDescription":36},"p7ch7z4","La mort de Charles IX : autopsie et postérité","\u003Cp>La mort d’un roi de vingt-trois ans, dans un royaume déjà rongé par les rumeurs et les complots, ne pouvait manquer de susciter des soupçons d’empoisonnement — soupçons que la couronne choisit de dissiper par un geste rare pour l’époque : l’autopsie du corps royal.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🔬 L’autopsie d’Ambroise Paré\u003C/h2>\n\u003Cp>Dès le lendemain de la mort de Charles IX, survenue le 30 mai 1574 à Vincennes, des rumeurs commencèrent à circuler accusant Catherine de Médicis, voire son fils Henri, bénéficiaire direct de la succession, d’avoir empoisonné le jeune roi. Pour couper court à ces spéculations, une autopsie fut pratiquée dès le lendemain, le \u003Cstrong>31 mai 1574\u003C/strong> à quatre heures de l’après-midi, au château de Vincennes même, en présence du premier médecin du roi Mazille et du premier chirurgien \u003Cstrong>Ambroise Paré\u003C/strong> — la même figure qui avait accompagné, des décennies durant, la vie médicale de la cour, du siège de Metz sous Henri II jusqu’au chevet du roi de Navarre mourant à Rouen. L’examen conclut à une \u003Cstrong>pleurésie consécutive à une pneumonie tuberculeuse\u003C/strong>, caractérisée par la fièvre, la toux, les douleurs thoraciques et les expectorations dont le roi avait souffert dans ses derniers mois — un diagnostic qui, sans éteindre entièrement les rumeurs les plus tenaces, permit d’écarter officiellement la thèse de l’empoisonnement.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🏛️ Une sépulture jamais achevée\u003C/h2>\n\u003Cp>Dès 1559, au lendemain de la mort d’Henri II, Catherine de Médicis avait commandé à \u003Cstrong>Primatice\u003C/strong> les plans d’une chapelle funéraire circulaire destinée à abriter les tombeaux de sa famille, à quelques pas de la basilique de Saint-Denis : la future \u003Cstrong>chapelle des Valois\u003C/strong>. Mais Primatice mourut en 1570 sans que la construction n’ait commencé ; l’architecte \u003Cstrong>Jean Bullant\u003C/strong> reprit le projet à partir de 1572, sans parvenir lui non plus à l’achever avant sa propre mort en 1578, la construction ne dépassant alors pas le premier étage. Poursuivi tant bien que mal par Baptiste du Cerceau, le chantier fut définitivement abandonné en 1585, laissant Charles IX — comme plusieurs des siens — reposer sans le monument que sa mère avait rêvé pour la dynastie. La rotonde inachevée, laissée à l’abandon, tomba en ruine avant d’être démantelée en 1719 ; le tombeau d’Henri II et Catherine de Médicis qu’elle abritait en son centre fut alors rapatrié dans la basilique elle-même, où il se trouve toujours aujourd’hui après un détour par le musée des Monuments français au moment de la Révolution.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🧠 À retenir\u003C/h2>\n\u003Cul>\n\u003Cli>\u003Cstrong>31 mai 1574\u003C/strong> : autopsie de Charles IX par Ambroise Paré à Vincennes, pour démentir les rumeurs d’empoisonnement\u003C/li>\n\u003Cli>Diagnostic officiel : pleurésie consécutive à une pneumonie tuberculeuse\u003C/li>\n\u003Cli>La chapelle des Valois, commandée par Catherine de Médicis à Primatice dès 1559 pour abriter les tombeaux de sa famille, ne fut jamais achevée malgré la reprise du chantier par Jean Bullant à partir de 1572\u003C/li>\n\u003Cli>Abandonnée en 1585, en ruine, la rotonde fut démantelée en 1719 ; le tombeau d’Henri II et Catherine de Médicis qu’elle contenait rejoignit la basilique de Saint-Denis, où il demeure aujourd’hui\u003C/li>\n\u003C/ul>\n\u003Chr>\n\u003Cp>\u003Cstrong>Prochain zoom\u003C/strong> : Culture et arts sous Charles IX.\u003C/p>\n",true,false,"La mort d’un roi de vingt-trois ans, dans un royaume déjà rongé par les rumeurs et les complots, ne pouvait manquer de susciter des soupçons d’empoisonnement —",1786625666922]