[{"data":1,"prerenderedAt":37},["ShallowReactive",2],{"hreflang:/zoom/p7ch7z5-culture-et-arts-sous-charles-ix":3,"zoom:p7ch7z5-culture-et-arts-sous-charles-ix:fr":7},{"fr":4,"en":5,"es":6},"/zoom/p7ch7z5-culture-et-arts-sous-charles-ix","/en/zoom/p7ch7z5-culture-and-the-arts-under-charles-ix","/es/zoom/p7ch7z5-cultura-y-artes-bajo-carlos-ix",{"period":8,"chapter":27,"zoom":30},{"id":9,"title":10,"titleEn":11,"titleEs":12,"range":13,"rangeEn":13,"rangeEs":13,"covers":14},"p7","La Renaissance","Renaissance","Renacimiento","1461 → 1610",[15,18,21,24],{"filename":16,"url":17},"British_-_Field_of_the_Cloth_of_Gold_-_Google_Art_Project.jpg","https://commons.wikimedia.org/wiki/Special:FilePath/British_-_Field_of_the_Cloth_of_Gold_-_Google_Art_Project.jpg?width=1600",{"filename":19,"url":20},"Marignan-1515-francois1er.jpg","https://commons.wikimedia.org/wiki/Special:FilePath/Marignan-1515-francois1er.jpg?width=1600",{"filename":22,"url":23},"ChateauDeChambord.jpg","https://commons.wikimedia.org/wiki/Special:FilePath/ChateauDeChambord.jpg?width=1600",{"filename":25,"url":26},"Henri_IV_Toschi_(format_original).jpg","https://commons.wikimedia.org/wiki/Special:FilePath/Henri_IV_Toschi_(format_original).jpg?width=1600",{"id":28,"title":29},"p7ch7","Charles IX : la régence de Catherine de Médicis et les premières guerres de Religion (1560-1574)",{"id":31,"title":32,"chapterId":28,"html":33,"hasEn":34,"isFallback":35,"seoDescription":36},"p7ch7z5","Culture et arts sous Charles IX","\u003Cp>Derrière le roi des guerres civiles et de la Saint-Barthélemy se dissimule un autre visage, moins connu : celui d’un prince à l’éducation humaniste soignée, dont le règne vit se prolonger, malgré les convulsions politiques, l’un des moments les plus féconds des lettres et des arts français.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>📚 Un roi formé par Jacques Amyot\u003C/h2>\n\u003Cp>Confiée à l’humaniste \u003Cstrong>Jacques Amyot\u003C/strong>, célèbre pour sa traduction des \u003Cem>Vies parallèles\u003C/em> de Plutarque parue en 1559, l’éducation de Charles IX suivit le programme classique réservé aux princes de son temps : latin, grec, histoire et rhétorique, complétés par l’apprentissage des arts militaires et politiques sous la surveillance attentive de sa mère. Cette formation porta ses fruits dans une production personnelle inhabituelle chez un souverain : un traité intitulé \u003Cem>La Chasse royale\u003C/em>, consacré aux techniques et à l’art de la vénerie — passion personnelle du roi —, resté inédit de son vivant et publié seulement en 1625, ainsi que quelques poésies de cour dans la veine de la Pléiade, dont il ne subsiste que de rares pièces manuscrites.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🏛️ Fontainebleau, chantier continué\u003C/h2>\n\u003Cp>La tradition de mécénat architectural des Valois se poursuivit à Fontainebleau, où \u003Cstrong>Francesco Primatice\u003C/strong>, arrivé en France sous François Ier, continua jusqu’à sa mort en 1570 de décorer les appartements royaux — plafonds à caissons peints, galeries mythologiques — dans le style maniériste qui avait fait la renommée de l’école de Fontainebleau. Catherine de Médicis, fidèle à son goût italien hérité de sa jeunesse florentine, y fit également refaire les appartements de la reine, poursuivant l’œuvre entamée par son défunt époux Henri II.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>✒️ La Pléiade et les prémices d’une nouvelle pensée\u003C/h2>\n\u003Cp>À la cour comme dans les cercles lettrés du royaume, la génération des poètes de la \u003Cstrong>Pléiade\u003C/strong> continuait de dominer le paysage littéraire : \u003Cstrong>Pierre de Ronsard\u003C/strong>, poète officiel, produisait toujours, tandis que l’influence de Joachim du Bellay, mort en 1560, restait vivace. C’est aussi sous ce règne que circula, sous forme manuscrite, le \u003Cem>Discours de la servitude volontaire\u003C/em> d’\u003Cstrong>Étienne de La Boétie\u003C/strong>, réflexion précoce sur la tyrannie et le consentement des peuples à leur propre asservissement, promise à une large diffusion posthume par son ami \u003Cstrong>Michel de Montaigne\u003C/strong> — dont les premiers \u003Cem>Essais\u003C/em>, bien que publiés seulement en 1580, trouvent leurs racines dans ces mêmes années de troubles religieux qui marquèrent la formation intellectuelle de toute une génération d’humanistes sceptiques.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🌸 La légende du muguet\u003C/h2>\n\u003Cp>Une tradition tenace, sans doute apocryphe, veut que Charles IX ait offert en 1561 un brin de muguet aux dames de sa cour et souhaité que le geste se répète chaque année — origine supposée de la coutume du muguet du 1er mai. Aucune source contemporaine du règne ne vient cependant corroborer cet épisode, et la légende, sous ses différentes variantes, semble avant tout devoir sa popularité à une réappropriation bien postérieure à l’époque de Charles IX lui-même, qui contribua néanmoins durablement, malgré lui, à façonner l’image d’un prince galant que dément le reste de son règne.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🧠 À retenir\u003C/h2>\n\u003Cul>\n\u003Cli>\u003Cstrong>Jacques Amyot\u003C/strong>, traducteur de Plutarque, précepteur de Charles IX, lui transmit une éducation humaniste classique\u003C/li>\n\u003Cli>Charles IX est l’auteur présumé de \u003Cem>La Chasse royale\u003C/em>, traité sur la vénerie publié seulement en 1625\u003C/li>\n\u003Cli>Le chantier de Fontainebleau se poursuit sous Primatice jusqu’à sa mort en 1570\u003C/li>\n\u003Cli>Sous ce règne circulent le \u003Cem>Discours de la servitude volontaire\u003C/em> d’Étienne de La Boétie et se forment les premières réflexions de Montaigne, dans le sillage encore actif de la Pléiade de Ronsard\u003C/li>\n\u003Cli>La légende du muguet offert par Charles IX en 1561, popularisée bien plus tard, n’est corroborée par aucune source contemporaine\u003C/li>\n\u003C/ul>\n\u003Chr>\n\u003Cp>\u003Cstrong>Fin du chapitre sur Charles IX. Prochain chapitre\u003C/strong> : Henri III, la crise finale des Valois et les guerres de la Ligue.\u003C/p>\n",true,false,"Derrière le roi des guerres civiles et de la Saint-Barthélemy se dissimule un autre visage, moins connu : celui d’un prince à l’éducation humaniste soignée,",1786625666969]