[{"data":1,"prerenderedAt":37},["ShallowReactive",2],{"hreflang:/zoom/p7ch9z4-diplomatie-et-le-grand-dessein-europeen":3,"zoom:p7ch9z4-diplomatie-et-le-grand-dessein-europeen:fr":7},{"fr":4,"en":5,"es":6},"/zoom/p7ch9z4-diplomatie-et-le-grand-dessein-europeen","/en/zoom/p7ch9z4-diplomacy-and-the-grand-design-for-europe","/es/zoom/p7ch9z4-diplomacia-y-el-gran-designio-europeo",{"period":8,"chapter":27,"zoom":30},{"id":9,"title":10,"titleEn":11,"titleEs":12,"range":13,"rangeEn":13,"rangeEs":13,"covers":14},"p7","La Renaissance","Renaissance","Renacimiento","1461 → 1610",[15,18,21,24],{"filename":16,"url":17},"British_-_Field_of_the_Cloth_of_Gold_-_Google_Art_Project.jpg","https://commons.wikimedia.org/wiki/Special:FilePath/British_-_Field_of_the_Cloth_of_Gold_-_Google_Art_Project.jpg?width=1600",{"filename":19,"url":20},"Marignan-1515-francois1er.jpg","https://commons.wikimedia.org/wiki/Special:FilePath/Marignan-1515-francois1er.jpg?width=1600",{"filename":22,"url":23},"ChateauDeChambord.jpg","https://commons.wikimedia.org/wiki/Special:FilePath/ChateauDeChambord.jpg?width=1600",{"filename":25,"url":26},"Henri_IV_Toschi_(format_original).jpg","https://commons.wikimedia.org/wiki/Special:FilePath/Henri_IV_Toschi_(format_original).jpg?width=1600",{"id":28,"title":29},"p7ch9","Henri IV, roi de France et de Navarre : la pacification du royaume et l'édit de Nantes (1589-1610)",{"id":31,"title":32,"chapterId":28,"html":33,"hasEn":34,"isFallback":35,"seoDescription":36},"p7ch9z4","Diplomatie et le 'Grand Dessein' européen","\u003Cp>Au-delà de la rivalité directe avec l’Espagne déjà racontée dans le corps du chapitre, la diplomatie d’Henri IV tissa, tout au long de son règne, un réseau d’alliances destiné à contenir la puissance des Habsbourg, maîtres à la fois de Madrid et de Vienne. Cette politique d’équilibre culmina dans un projet resté célèbre, quoique jamais formellement rédigé par le roi lui-même : le « Grand Dessein » d’une Europe pacifiée et rééquilibrée.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🤝 Un réseau d’alliances contre les Habsbourg\u003C/h2>\n\u003Cp>Avec l’Angleterre, l’alliance nouée pendant les guerres de Religion — Élisabeth Ire avait fourni subsides et renforts décisifs lors du siège d’Arques — se prolongea sans rupture sous \u003Cstrong>Jacques Ier\u003C/strong>, cousin d’Henri IV monté sur le trône en 1603 : les deux souverains partageaient un intérêt stratégique commun à contenir l’Espagne et à soutenir la révolte des Provinces-Unies, au point d’envisager le mariage de la princesse Henriette-Marie avec le futur Charles Ier d’Angleterre. Avec les Provinces-Unies elles-mêmes, en lutte contre l’Espagne depuis 1568, Henri IV entretenait des relations personnelles étroites avec le stathouder \u003Cstrong>Maurice de Nassau\u003C/strong>, fondées sur un soutien militaire et financier réciproque contre l’ennemi commun.\u003C/p>\n\u003Cp>Ce réseau s’étendait jusqu’aux principautés protestantes d’Allemagne, fédérées en 1608 au sein de l’\u003Cstrong>Union évangélique\u003C/strong> que la France soutint diplomatiquement et financièrement face à la Ligue catholique soutenue par les Habsbourg, et jusqu’à l’Empire ottoman, avec lequel la France renouvelait, par la voix de son ambassadeur à Constantinople \u003Cstrong>François Savary de Brèves\u003C/strong>, une alliance traditionnelle héritée de François Ier — pragmatisme qui n’allait pas sans susciter les critiques des dévots catholiques de la cour. Vers le sud, les relations avec la Savoie restaient marquées par la méfiance héritée de la guerre de 1600-1601, tandis que celles avec la République de Venise et le grand-duché de Toscane, resserrées par le mariage avec Marie de Médicis, demeuraient cordiales.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🕊️ Le « Grand Dessein »\u003C/h2>\n\u003Cp>Décrit en détail dans les \u003Cem>Économies royales\u003C/em> que Sully publia après la mort du roi, le « Grand Dessein » demeure un projet dont la part exacte de rêve et de programme politique réellement envisagé continue de diviser les historiens. Tel que Sully le présente, il visait à réorganiser l’Europe en une quinzaine d’États de taille comparable, dotés de frontières redessinées selon des critères plus rationnels que les héritages dynastiques, et fédérés au sein d’institutions communes — une assemblée générale, un conseil exécutif, une cour de justice — chargées de garantir la paix et de désamorcer les conflits par la négociation plutôt que par la guerre.\u003C/p>\n\u003Cp>Qu’il ait été, dans l’esprit du roi lui-même, une véritable feuille de route ou davantage une intuition géopolitique mise en forme après coup par son ministre, ce projet illustre en tout cas la vision qu’Henri IV portait sur l’équilibre européen : contenir l’hégémonie des Habsbourg non par la seule force, mais par une réorganisation durable des rapports entre puissances. Sa mort, en 1610, interrompit tout commencement de mise en œuvre, et le contexte de guerre généralisée qui allait s’ouvrir huit ans plus tard avec la guerre de Trente Ans rendit rétrospectivement ce dessein d’autant plus utopique — sans empêcher qu’on y ait vu, bien plus tard, une intuition prémonitoire des projets d’unification européenne.\u003C/p>\n\u003Chr>\n\u003Ch2>🧠 À retenir\u003C/h2>\n\u003Cul>\n\u003Cli>Henri IV tissa un large réseau d’alliances contre les Habsbourg : Angleterre, Provinces-Unies, princes protestants allemands de l’Union évangélique (1608) et Empire ottoman\u003C/li>\n\u003Cli>Le « Grand Dessein », connu principalement par les \u003Cem>Économies royales\u003C/em> de Sully, envisageait une fédération d’une quinzaine d’États européens dotée d’institutions communes pour garantir la paix\u003C/li>\n\u003Cli>La part de projet réel et de reconstruction postérieure par Sully dans ce dessein reste débattue par les historiens, mais il illustre la vision d’équilibre européen qui guidait la diplomatie du règne\u003C/li>\n\u003C/ul>\n\u003Chr>\n\u003Cp>\u003Cstrong>Retour au chapitre principal\u003C/strong>\u003C/p>\n",true,false,"Au-delà de la rivalité directe avec l’Espagne déjà racontée dans le corps du chapitre, la diplomatie d’Henri IV tissa, tout au long de son règne, un réseau",1786625668138]